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LE MASSIF CENTRAL (résumé de l'article de GR-Infos No152)
Prémices
La soixantaine sonnée, la retraite m'ouvrait les portes de la liberté... enfin d'une relative liberté. J'avais longtemps rêvé de départs impromptus, d'escapades capricieuses. J'aspirais surtout à un grand projet insolite. La traversée pédestre de la France par J. Lacarrière - quel nom prédestiné ! - m'avait fasciné et j'en avais lu passionnément le récit dans " Chemin faisant ". Et voilà que je découvrais des chaînes domestiques : l'entretien d'une maison longtemps négligée et d'un jardin qui n'a d'agrément que le nom. Il n'empêche que je tenais à fêter cette retraite d'une manière un peu sportive et surtout à m'offrir une randonnée mémorable. C'était bien la moindre des choses après vingt ans passés à courir les sentiers...
massif" Faire le Chemin de Saint-Jacques " ? L'idée m'avait tenté. Mais en ce printemps 1999, l'année jacquaire jetait une foule hétéroclite de marcheurs sur le G.R. 65 ; j'en avais eu un aperçu au cours d'une randonnée pascale entre Lot et Célé. Dissuasif ! Je rêvais d'un vagabondage plus solitaire.
Alors m'est revenu le souvenir de l'équipée romantique de R.-L. Stevenson, ce fameux " Voyage avec un âne dans les Cévennes ". L'idée m'a vite enthousiasmé : amoureux des livres et de randonnées, j'ai souvent pris plaisir à associer ces deux passions, goûtant alors un double bonheur : j'ai ainsi découvert la vallée de la Clarée d'Emilie Carles, crapahuté dans la montagne de Lure sur les pas de Jean Giono, arpenté les Cévennes chantées par André Chamson et Jean-Pierre Chabrol...
Ah, les Cévennes ! c'est peu dire qu'elles m'ont séduit. Depuis mon premier " Tour cévenol ", j'ai sous les yeux, dans mon bureau, cette superbe affiche du Parc National des Cévennes : un berger et son chien escortent un troupeau de moutons qui s'estompe dans un halo de poussière. Comme j'ai rêvé, devant les monceaux de copies de plus en plus médiocres, de leur emboîter le pas sur ces drailles de la liberté ! Enfin le " Chemin de Stevenson " allait me ramener dans les montagnes de ces fabuleux Camisards.
Mais ce seul G.R.70 me semblait un peu court ; et puis j'aspirais à un tracé un peu plus original ; l'idée me vint alors de démarrer de Brioude : ainsi je cheminerais par les gorges de l'Allier, jalonnées d'abbayes et d'églises romanes, jusqu'aux portes du Puy-en-Velay, avant d'enchaîner avec le G.R.70. Le projet se ficelait bien et m'emballait : j'espérais, de cette randonnée de quelque quatre cents kilomètres à travers les vastes espaces du Massif Central, une solitude féconde ; l'association du moyen âge catholique au sanctuaire protestant du " désert " cévenol me promettait la découverte de joyaux médiévaux, la rencontre de temps forts de la spiritualité occidentale.
En avant donc " pour les gorges, les causses, la montagne, pour les sentiers du sentir et, qui sait, pour les pistes de la pensée ". Voici le journal de route.

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LE TOUR DES GORGES DE L'AVEYRON (résumé de l'article de GR-Infos No152)
" Mais mon bon monsieur", nous dit la tenancière du petit restaurant de Parisot, où nous déjeunons pour échapper aux averses qui nous poursuivent, " c'est en automne qu'il faut venir visiter notre beau pays ! " Elle ne doit pas être loin de la vérité. En effet, sur huit jours de randonnée, cinq se déroulèrent sous un ciel couvert et trois sous la pluie, au point qu'à la fin, les chemins étant tellement détrempés et boueux, nous avons été obligés de " tricher " et d'emprunter les routes, plus praticables ! Dès les premiers jours, traverser les ruisseaux à gué constituait déjà un exercice à très haut risque. Par ailleurs, le topo-guide nous avertit que juillet et août connaissent de fortes pointes de chaleur.
Vous voilà donc prévenus si vous voulez suivre nos traces et découvrir à votre tour cette charmante région en cheminant sur le GR 36 de Najac à Cahuzac-sur-Vère, sur le GR 46 de Cahuzac à Loze, sur le GRP reliant Loze à Monteils, enfin en ralliant Najac par le GR 36 retrouvé. Soit plus ou moins 180 kilomètres qui vous feront traverser les départements de l'Aveyron, du Tarn et du Tarn-et-Garonne.
aveyron L'altitude n'excède jamais cinq cents mètres, mais apprêtez-vous cependant à monter et descendre sans arrêt, du début à la fin. Car vous sillonnerez une région de vallées profondes et encaissées, découpant d'abord des paysages de pâtures et de bocages aux haies vives et petits bois de feuillus très nombreux (dans le nord et l'est de la boucle), creusant ensuite de larges étendues de champs, de vignobles ou de garrigues (au sud-est), plissant enfin causses ou maquis hauts (au sud et à l'ouest).
Le chemin très diversifié est bien balisé (à deux ou trois exceptions près, que nous signalerons), aussi bien sur les GR que sur le GRP.
Le topo-guide " Tour des Gorges de l'Aveyron. Vallée du Lot. Bastides Albigeoises. Cahors. Albi. Mazamet", réf. 323, 5e (et à notre connaissance dernière) édition, 1998, peut être suivi au pied de la lettre, même si le style en est parfois déroutant. Par contre les cartes en noir et blanc qui l'illustrent ne laissent pas apparaître suffisamment les détails topographiques. Il est tout particulièrement difficile de repérer les ruisseaux et les rivières. A toutes fins utiles, nous nous étions munis des deux TOP 100 (échelle 1:100.000) n° 57 et 64 (Cahors-Montauban et Toulouse-Albi) qui couvrent tout l'itinéraire.
La boucle que notre itinéraire dessine peut être soit agrandie en suivant le GR 46 jusqu'à Beauregard, puis en rejoignant Villefranche-de-Rouergue et Monteils le long du GR 36, soit raccourcie au moyen des GRP qui relient Cordes à Penne ou Cahuzac-sur-Vère à Penne.
La région parcourue est peu peuplée, à peine parsemée de grosses fermes ou d'imposantes bastides. Les maisons abandonnées ou fermées (secondes résidences) y foisonnent. Délaissées ou restaurées, les constructions anciennes témoignent d'un remarquable sens du beau. Les gros bourgs médiévaux qui la ponctuent, presque tous perchés au sommet d'un promontoire ou d'une arête rocheuse : Najac, Cordes, Castelnau-de-Montmiral, Puycelci, Bruniquel, Penne et Caylus, méritent quant à eux qu'on s'y arrête, qu'on y flâne et qu'on s'en imprègne. A cette époque de l'année (printemps 2001) certains pouvaient paraître un peu désertés, leur charme et leur authenticité n'en étaient que plus grands. En été, ils doivent regorger de touristes.
Nous nous sommes souvent trouvés nez-à-nez avec des biches et des chevreuils. Renards, mustélidés, lapins et écureuils ont moult fois égayé notre pérégrination. Un sanglier, qui n'avait pas l'air content du tout, a même détalé dans nos jambes. Les amateurs de fleurs seront comblés, surtout s'ils randonnent comme nous en avril (ou en mai ou juin), de même que les amateurs d'art et de vieilles pierres : le parcours est jalonné de bourgades à l'histoire très mouvementée (épisode du catharisme, croisade des Albigeois, guerre de religion) et au riche patrimoine architectural. Vieilles chapelles, vieilles croix, demeures privées nous donnent une idée de l'étendue du savoir des bâtisseurs d'autrefois. Que dire alors de la variété des produits du terroir (salaisons, foies gras, confits, fromages, etc) qui raviront les amateurs de bonne chère !
A propos du ravitaillement, comme la page " Ressources " du topo-guide le laisse apparaître clairement (p. 4), les occasions de s'approvisionner ne manquent pas (même si Castelnau et Monteils n'ont plus de magasin d'alimentation générale, contrairement à l'annonce). Attention cependant aux heures d'ouverture et aux heures de… sieste. Les épiceries ne sont parfois ouvertes que le matin ou l'après-midi, elles ouvrent habituellement le dimanche matin, mais sont fermées le lundi. La sieste s'étend en général de midi à 14 h 30 voire 15 heures, même dans les supérettes.
La région ne semble s'éveiller au tourisme que début mai (ouverture des campings, des gîtes, etc.). Nous n'avons trouvé comme gîtes d'étape ouverts que ceux de Najac et de Bruniquel. Quant aux possibilités de camper dans la nature, en toute quiétude, le plus souvent dans des sites naturels ravissants (petits prés arborés et fleuris en bordure de rivière, clairières où le gibier vient brouter la nuit et auxquelles les brumes au sol de l'aube donnent un aspect fantasmagorique, enclos dans les causses, etc.), on en trouve pratiquement à chaque détour du chemin.
Un dernier mot à propos de l'Aveyron et de ses gorges. Ces dernières sont beaucoup moins spectaculaires et impressionnantes que celles du Verdon ou du Tarn. L'itinéraire, d'ailleurs, ne suit l'Aveyron qu'entre Monteils et Laguépie et entre Bruniquel et Saint-Antonin-Noble-Val, mais il offre de belles vues plongeantes sur cette rivière tumultueuse, où le saumon a été réintroduit et où il semble se plaire.

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LES BALISEURS A LA TV (résumé de l'article de GR-Infos No152)
baliseurUne équipe de tournage de la télévision flamande a suivi les baliseurs dans le cadre de l'émission " Duizend Bommen en Granaten " (traduction : " Mille sabords "). C'était à l'occasion du balisage du nouveau tronçon du GR 12 " Amsterdam - Paris ", au nord d'Anvers. L'émission a été diffusée le 4 juin dernier, sur TV1 (la première chaîne de la télévision flamande, VRT).
Un des baliseurs s'est fait le porte-parole enthousiaste de l'équipe en expliquant, non sans malice, ce que représentait pour lui ce travail bénévole. Une fleur faite à tous ceux qui ont collaboré à la création et à la réalisation du tronçon flamand du GR 12.
Toute la Flandre peut prendre ainsi conscience de l'existence de ce prestigieux tracé GR en voie d'achèvement. Son intervention était également un hommage à la centaine de dévoués qui, chaque année, vaquent à la vérification et à l'entretien du balisage sur un tronçon de sentier, deux pots de peinture à la main.

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DU LAC LÉMAN AU MONT-BLANC (résumé de l'article de GR-Infos No152)
mont-blanc Sept compagnons randonneurs de l'Entre-Sambre-et-Meuse ont parcouru en juillet 1998, ce tronçon haut-savoyard du GR 5, progressant dans les divers étages du milieu montagnard. Ils ont suivi le topo-guide, étape par étape, découvrant les Préalpes du Chablais, les Portes du Soleil, les agréables vallées d'Abondance et de Samoëns, les lacs d'Anterne et du Brévent avec en apothéose la large vision des dômes neigeux et des aiguilles de granit de la chaîne du mont Blanc. Grâce à la gentillesse de Jo, un ami gaumais, séjournant la plupart du temps à Evian, le groupe a fait étape dans des auberges et gîtes récemment ouverts non repris dans le topo. Une aubaine.

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À VÉLO EN BOURGOGNE (résumé de l'article de GR-Infos No152)
Un réseau en développement
Petit à petit, la France aussi s'équipe en pistes cyclables et développe un tourisme axé sur la pratique du vélo. C'est le cas de plusieurs départements comme celui du Pas-d-Calais notamment.
Bourgogne La Bourgogne, à l'image de notre réseau RAVeL, a créé la Voie Verte sur une ancienne voie ferrée longue de 44 kilomètres entre Cluny et Givry en Saône-et-Loire pour la poursuivre ensuite tant vers le nord que vers le sud. A terme, cet itinéraire devrait atteindre les 200 kilomètres et aller jusqu'à Montceau-les-Mines et Paray-le-Monial, en empruntant les bords de rivières et les chemins de halage des canaux. Pour notre part, nous avons voulu plutôt découvrir le nord de la Bour-gogne, en Côte-d'Or et dans l'Yon--ne, en suivant notamment le canal de Bourgogne.
Il fut d'abord assez décevant d'essayer de trouver de la documentation spécifique sur la randonnée à vélo, tant en Belgique par Internet que sur place à Montbard que nous avions choisi comme lieu de séjour. Tout ce qui concerne le canal de Bourgogne est uniquement axé sur la navigation fluviale de tourisme. Des signaux interdisent d'ailleurs le passage sur le halage " sauf autorisation ", mais c'est pour la forme (désuète) et personne ne viendra vous verbaliser.
Et pourtant quel beau patrimoine à découvrir… et à exploiter. Un projet existe de développer une véloroute dans une grande partie de la Bourgogne, comme la Voie Verte (réservée ici aussi aux piétons, cavaliers et rollers comme certains tronçons du RAVeL). Un tronçon a déjà été asphalté à la sortie de Dijon vers Velars-sur-Ouche, mais comme le canal longe l'autoroute, ce n'est guère attirant.
En attendant, si vous voulez profiter de superbes paysages en solitaire, loin de la foule, allez pédaler le long du canal de Bourgogne. Mais n'emportez pas un vélo à fins boyaux, car le revêtement est en général fait de cendrée ou de gravillons pas toujours bien damés.
Nous avons donc choisi Montbard comme base et son beau camping calme et accueillant comme logement.

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