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UNE BELLE BOUCLE SUR LE GR 56 (25,5 km) (résumé de l'article de GR-Infos No153)
Je suppose que, comme moi, quand vous voulez établir l'itinéraire d'une randonnée, soit vous prenez la carte IGN de la région dans laquelle vous avez l'intention de vous balader, vous cherchez à faire une boucle en choisissant des sentiers, des chemins ou de petites routes qui s'y prêtent et vous vérifiez le kilométrage avec votre curvimètre, soit vous choisissez une partie intéressante de GR sur la carte IGN au 1 :250.000 " Sentiers de Grande Randonnée " ou dans un de vos topo-guides, tronçon que vous pourrez parcourir dans les deux sens, soit encore vous cherchez sur cette même carte deux tronçons de GR rapprochés, parallèles, en demi-boucle ou en V, et vous établissez vous-même les ou la jonction(s).
C'est en voulant procéder de la sorte que je suis tombé sur une boucle toute faite dans la région de Rocherath.
Celle que dessinent le tronçon du GR 56 qui va de Krinkelt à Buchholz, la " variante 'Hôtels' " de Buchholz à Wirtzfeld (via Honsfeld et Bullange -Büllingen-) et enfin la partie de la " variante Reinhardstein - Rocherath " qui va de Wirtzfeld à Krinkelt, soit 25,5 km.
Toute la balade se retrouve sur la carte à la page 91 du topo-guide du GR 56 " Cantons de l'Est et Parc Naturel "Hautes-Fagnes - Nord-Eifel"" (nouvelle édition).
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GR 57 : FISENNE (PRÈS D'EREZÉE) - TRINAL ET RETOUR
23,5 km, dont 18,5 sur le GR. Topo-guide " Vallée de l'Ourthe ". Cartes IGN 1:25.000 55/1-2 (Durbuy-Mormont) et 55/5-6 (Hotton-Dochamps). Départ d'Erezée. Comment se rendre à Erezée ? Autoroute E25, sortie 49, puis N.807 : Vaux-Chavanne, Manhay, Grandmenil, Briscol, Erezée. Après ce dernier village, descendez vers la vallée de l'Aisne, traversez le pont d'Erezée et remontez la route en direction de Fisenne et de Hotton. A quelques centaines de mètres, après le rond-point à hauteur du pont, vous croiserez une balise du GR sur le poteau d'un signal routier à gauche de la route. Garez votre voiture sur le terre-plein à cet endroit.
RANDONNEZ SUR LES GR 571, 57 ET 576
ET REVENEZ À VOTRE POINT DE DÉPART
GR 571 : Du Pont-de-Scay (Comblain-au-Pont) à Martinrive et retour.
Un peu plus de 10 kilomètres sur le GR. Au total : 22 km.
Topo-guide : " Vallées de légendes GR 571 Amblève GR 572 Salm GR 578 Lienne ". Point de départ : Au Pont-de-Scay (Comblain-au-Pont), devant l'ancienne gare, près du passage à niveau (le panneau de la nouvelle gare indique, lui, la direction opposée).
Comment y arriver ? Par l'autoroute E25 que vous quittez à la sortie 46 Remouchamp - Aywaille. A Aywaille, prenez la direction Comblain-au-Pont jusqu'au Pont-de-Scay. L'ancienne gare est à gauche de la route.
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DÉCOUVERTE DE LA CORSE PROFONDE PAR LE MARE A MARE SUD (résumé de l'article de GR-Infos No153)
La Corse, cette montagne dans la mer, a su préserver le charme farouche de ses côtes de granit rouge flanquées de tours génoises, de son maquis aux odeurs enivrantes qui faisait dire à Napoléon: "je reconnais mon île rien qu'à son parfum", de ses montagnes élancées d'une sauvage beauté, échancrées de gorges profondes, de ses villages perchés pareils à des sentinelles, aux hautes maisons de pierres grises coiffées de lauses ou de tuiles.
Les Grecs déjà l'appelaient Kalliste "la plus belle". Aujourd'hui, tout le monde l'appelle l'île de Beauté. Oui, la Corse est belle, si belle, parce que les Corses l'ont su garder belle, malgré toutes les invasions, y compris la dernière et non la moindre, celle du tourisme. Fascinante, mais fragile, elle ne livre ses secrets qu'à ceux qui savent la regarder, la respirer, la parcourir par ses routes sinueuses et ses multiples sentiers qui mènent loin… très loin!!
Il y a bien sûr le célèbre G.R. 20 qui suit l'épine dorsale de la Corse, dans des paysages somptueux, de Calenzana au nord, en Balagne, à Conca, au sud, en Alta Rocca. Il est considéré comme le G.R. français le plus difficile vu les fortes dénivelées, la rareté des abris et des points de ravitaillement.
Mais depuis quelque temps, refuges, gîtes, bivouacs s'aménagent et des liaisons s'établissent. Il faut compter une quinzaine de jours pour parcourir les 170 km, mais rares sont les randonneurs qui le parcourent en entier, en une fois; on peut en effet l'entamer en de nombreux endroits.
Il existe aussi d'autres itinéraires de qualité pour traverser l'île. Proposés par le Parc National Régional de Corse, ils sont décrits dans le topo-guide: "Corse entre mer et montagne" et sont balisés en orange. Seul le GR 20 reprend la balise blanche et rouge.
A vous de choisir
Le sentier Mare e monti nord : dix jours de marche assez sportive entre Calenzana et Cargèse. Entre mer et montagne, il surplombe notamment deux sites classés d'intérêt mondial par l'Unesco: la réserve de Scandola et le golfe de Porto.
Le sentier Mare e monti sud : cinq jours de découverte des plus beaux golfes de la Corse du sud: Ajaccio et Valinco.
Le sentier Mare a Mare nord : traversée d'une côte à l'autre. De Moriani à Cargèse en passant par Corte, en une douzaine de jours de marche, serpentant au pied des plus hauts sommets de l'île.
Le sentier Mare a Mare centre : entre Ajaccio et Ghisonaccia. Parcours particulièrement boisé empruntant quelques-uns des plus beaux sentiers de l'île. Sept étapes.
Le sentier Mare a mare sud : c'est un des plus courts (5 à 6 jours) et le plus récent mais c'est loin d'être le plus facile. C'est un itinéraire très varié qui joint Porto-Vecchio à Propriano. Le sentier traverse l'Alta Rocca, l'une des régions les mieux préservées et les plus sauvages de la Corse du sud. Au pied de l'Incudine (un des sommets de l'île). Il trace son chemin depuis Porto-Vecchio dans un univers boisé (forêt de l'Ospedale) avant de monter jusqu'à Quenza puis Serra-di-Scopamene et Santa-Lucie de Tallano, pour redescendre ensuite vers Burgo et Propriano.
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SUR LES TRACES DE STEVENSON (suite du numéro 152)(résumé de l'article de GR-Infos No153)
Samedi 22 mai. Aujourd'hui une brève étape rallie Le Monastier-sur-Gazeille, où débute réellement le " Chemin de Stevenson ". C'est l'amorce du " sentier Saint-François Régis "4 , balisé de blanc et vert.
Je continue ainsi la traversée du plateau du Velay. Le relief est donc modéré avec deux grimpettes pas bien méchantes, pour sortir de la cuvette du Puy bien sûr - la mise en jambes matinale - et, deux petites heures plus tard, le passage de la Loire à Coubon. Le paysage est plaisant.
Ne pas se méprendre : la météo ne me gratifie pas encore du grand beau temps ; mais j'ai connu pire. À tant subir la douche écossaise, je finis par me satisfaire de ce crachin intermittent. Et quand une fugitive embellie illumine, vers l'est, la chaîne du Mézenc, le clair-obscur dans la mer infiniment lugubre des lourds nuages dramatise l'horizon de la chaîne volcanique.
Et puis c'est vrai : " à quelque chose, parfois, malheur est bon ". Sans cette pluie, j'aurais pique-niqué sur un talus au lieu de chercher un abri quelconque dans Archinaud ; et j'aurais ainsi loupé une inoubliable rencontre : elle s'en revenait d'une cueillette de champignons. " Non, me répondit-elle, il n'y a ni bistrot ni abribus dans ce hameau ". Et tout simplement elle m'invita dans la vieille bâtisse rachetée au village natal. J'ai résisté à son pot-au-feu, mais j'ai craqué devant le plat de riz au lait superbement doré. Rien ne pressait au cœur de cette courte étape ; le temps n'incitait pas à musarder dehors... Nous avons donc prolongé les confidences de notre double solitude.
À l'Herm, pour éviter l'asphalte d'une départementale, je m'offre une variante par le Mont : très joli sentier buissonnier ; et je m'y taille un solide compagnon de route dans un massif de noisetier. Ce soir, au Monastier-sur-Gazeille, je dors à la gendarmerie... transformée en confortable gîte d'étape ! Étape de 20 km.
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DANS LES PAS DE R.L. STEVENSON, SUR LE GR 70 (résumé de l'article de GR-Infos No153)
Le Velay : Le Puy - Langogne1
Après une nuit de lourdes averses, nous nous réveillons sous un ciel tout bleu et sous les ailes tutélaires de Saint- Michel, qui dans sa chapelle érigée au sommet de la dent de l'Aiguilhe, nous engage à nous mettre en route sans tarder.
Nous flânons d'abord quelque peu à travers la vieille ville du Puy-en-Velay pour rejoindre le point de départ du chemin de Saint-François-Régis à l'église du Collège2, puis nous nous élançons à l'assaut des puechs, pechs, puys et autres " gardes ", chapeautés de leurs " pins du boulanger " à l'aspect tout tordu3, bref ces sortes de grosses taupinières coniques d'origine volcanique qui ponctuent le plateau du Velay.
Les pluies torrentielles de la nuit et des jours précédents ont transformé beaucoup de chemins que nous devons emprunter en véritables ruisseaux. D'autres sentiers sont parsemés de flaques d'eau de la taille de petites mares.
Nous passons devant quelques " maisons d'assemblées "4, traversons la Loire à Coubon, où l'église tourne le dos à la localité pour regarder le cimetière tout proche, découvrons de nombreux châteaux : Bouzols, perché sur sa butte de basalte, Poinsac sur sa crête boisée, etc.
Au cours de la journée, le ciel se remplit petit à petit de gros nuages qui, poussés par le vent, exécutent d'incessantes sarabandes, nous cachant puis nous découvrant le soleil et nous gratifiant de beaux effets d'ombre et de lumière sur un paysage devenu plus sauvage, au-delà d'Archinaux.
L'objectif de notre première étape est de rallier Le Monastier-sur-Gazeille d'où l'écrivain anglais R.L. Stevenson partit en 1878 en compagnie de Modestine, son âne, pour rejoindre, douze jours plus tard, Saint-Jean-du-Gard en traversant les Cévennes. Le Monastier semble d'ailleurs vivre dans le souvenir de son aventureux écossais : esplanade Stevenson, stèle en son honneur, plaques commémoratives, etc. et pourtant :
" Le Monastier est fameux par la fabrication des dentelles, par l'ivrognerie, par la liberté des propos et les dissensions politiques sans égales. Il y a dans cette bourgade des tenants des quatre partis qui divisent la France (...). Et tous se haïssent, détestent, dénigrent et calomnient réciproquement. Sauf, quand il s'agit de traiter une affaire ou de se donner les uns aux autres des démentis dans les disputes de cabaret, on y ignore jusqu'à la politesse de la parole. C'est une vraie Pologne montagnarde. " (p.27 5)
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QUEL AVENIR POUR LE BÉNÉVOLAT ? (résumé de l'article de GR-Infos No153)
Cela fait maintenant vingt et un ans que j'assure, chaque trimestre, la publication du bulletin de l'association. Avec une régularité qui n'a connu que de très légères failles, dans des circonstances exceptionnelles.
Qu'il n'y ait pas de malentendu. Je ne prends pas cela comme une référence mais simplement à titre d'exemple d'un dévouement bénévole sur le long terme. C'est bien cela le sujet de ma réflexion. La mobilisation ponctuelle de l'aide humaine, non rémunérée, dans une foule de domaines, reste ardente et n'est pas concernée ici. Pour préciser davantage, je parlerais de "bénévolat contractuel", même si le "contrat" est avant tout moral.
Le moteur principal d'associations comme les SGR, c'est avant tout l'enthousiasme, voire une forme de passion. Nous sommes, à des degrés divers, un peu fous de sentiers, de randonnée pédestre et de grand air. De liberté, en quelque sorte...
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AMIRANDO DANS LES VOSGES (résumé de l'article de GR-Infos No153)
AMIRANDO n'avait plus proposé de semaine de vacances depuis très longtemps. En fait, une seule fois au tout début de l'activité du groupement. Grâce à deux séjours de deux semaines sur place, en 1999 et en 2000, nous avions eu l'occasion d'effectuer pas mal de randonnées de 20 à 24 kilomètres. Sur base de cette relative connaissance du terrain, nous nous sommes lancés dans l'aventure et avons proposé cinq jours de randonnées au départ d'un point central, un hôtel de La Bresse.
Nous souhaitions mettre la barre à un minimum de dix participants, afin de "rentabiliser" l'effort, et à un maximum d'environ seize pour assurer un groupe relativement homogène, compte tenu de la région parcourue, assez accidentée. Saint rando a dû nous entendre : nous étions... dix-huit ! Un peu plus que prévu, mais pratiquement tous des assidus aux balades, ce qui nous a rassurés.
Les organisations d'Amirando sont entièrement bénévoles et proposées par chacun, à tour de rôle. Compte tenu de la durée et du déplacement, pareille organisation demande bien entendu plus de travail de préparation. Nous étions donc quatre jours sur place durant le week-end prolongé du 1er mai afin de régler tous les problèmes d'intendance. Partout, l'accueil fut excellent et a permis de régler tous les détails avec rapidité et efficacité. Un premier élément déterminant du succès d'une telle entreprise. Restait l'inconnue de la météo. La semaine a été caniculaire, à l'exception d'un orage qui nous a à peine menacés, lundi après-midi, en bordure de la plaine d'Alsace. Sans doute pour nous empêcher de conclure à une semaine complète de temps estival...!
Nous avons également veillé à équilibrer les difficultés, tant que faire se peut. Le leurre est de s'imaginer que les randonnées les plus "hautes" sont nécessairement les plus dures. Les journées de mardi, dans la vallée de la Moselotte, et de mercredi, au sommet du Hohneck, auront sans doute bien illustré cette situation. Ce qui nous a piégés, en tant que pilotes, ce sont les tronçons pentus, sur d'étroits sentiers sinueux. Il a fallu un peu de temps pour que chacun soit conscient de la technique de progression sur un tel terrain. Le "relais individuel" (sorte de "serpent" où il faut vérifier que le suivant vous a bien vu bifurquer) est préférable à des regroupements trop fréquents qui risquent, paradoxalement, de durcir la randonnée.
Le moins que l'on puisse dire est que le travail fourni a été avantageusement complété par la bonne volonté des participants, ce qui a contribué à la réussite de cette semaine de randonnée dans les Vosges. Pour le plus grand plaisir des randonneurs et des pilotes. Mieux qu'un long discours, le présent en liquide " haut de gamme " qui nous a été offert en fin de semaine souligne la satisfaction de tous.
Le récit de chaque journée a été confié aux participants. Vous lirez le détail des avatars sous la plume de chacun. En route...
Nicole et Francis
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