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Le carillon des 25 ans... (résumé de l'article de GR-Infos No156)
Nos amis des Grote Routepaden avaient choisi la ville de Malines (Mechelen) comme lieu de rendez-vous de leurs festivités combinées, le week-end du 7 et 8 septembre. L'intronisation des nouveaux membres des "Compagnons du sac à dos" ("Gezelle van de rugzak") avait lieu dans une salle du musée du carillonneur (l'ancienne école). L'inauguration officielle du GR 12 "nord" dans le parc du jardin botanique. Et la fête des vingt-cinq ans d'existence de l'association dans une école proche des jardins de l'ancienne école des carillonneurs.
Une occasion de brasser des souvenirs mais aussi, de faire un peu le point de l'évolution constante.

Que le temps passe...
Je n'aime pas du tout ces anniversaires. Ils mettent trop en évidence la vitesse à laquelle le temps défile. Les dix ans, à Beernem, c'était avant-hier, non ? Je me souviens de l'article que j'avais consacré à ce dixième anniversaire, sous le titre "les nordixtes", en référence à nos collègues GR du nord du pays (voir GR INFOS n°96, d'octobre 1987, en pages 18 et 19).
Entre temps, les choses ont évolué, les activités des gens aussi. Non sans un certain parallélisme, dans certaines circonstances, entre les GR-Paden et les SGR. A titre d'exemple, Freddy Tuerlinckx et moi-même avons cédé nos fonctions de secrétaire pour associer plus directement le travail de terrain à la mise en page des publications. Mais si l'on considère l'ensemble du groupement, et cela vaut aussi pour les SGR, les changements se sont opérés dans la continuité et dans la persistance d'un enthousiasme sans défaut.
C'est déjà un fait marquant en soi, pour une association purement bénévole, dont les membres actifs sont liés par le seul contrat moral. Et, surtout, la motivation de réaliser quelque chose ensemble. Les progrès réalisés dans la création et l'entretien d'itinéraires pédestres, ainsi que dans les publications qui y sont liées, n'en sont-ils pas la meilleure démonstration ?
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236 kilomètres sur le GR 51 (balcons de la Méditerranée)(résumé de l'article de GR-Infos No156)
DE MENTON A SAINT-RAPHAEL
Le vrai méridional...
Lundi 29 avril 2002, 19 kilomètres. Une panne de réchaud à gaz nous oblige à attendre l'heure d'ouverture des magasins de Menton. Nous ne pouvons donc nous mettre en route qu'en fin de matinée.
L'itinéraire commence normalement à la gare de Menton-Garavan par un bout du GR 52. Pour rattraper le temps perdu, nous prenons la variante hors-GR (en pointillés sur la carte du topo-guide) et rejoignons directement Castellar (390 m), haut perché sur son promontoire, en suivant tantôt la route des Ciappes, tantôt un petit sentier balisé en jaune. Il fait chaud, la montée est cependant moins rude que si nous avions suivi le GR 52 qui rejoint le 51 au lieu-dit Plan du Lion, soit sept cent vingt mètres de dénivelée sur trois kilomètres.
Notre jonction avec le 51 se fait à hauteur de la chapelle Saint-Antoine à Castellar que nous indique aimablement un habitant du village, véritable caricature d'un certain type de méridional : accent prononcé, lunettes fumées, chemise blanche ouverte sur une chaîne en or, bagues du même métal, il lit le journal sur un banc, en attendant l'heure de l'apéro (pure supposition de notre part).
La mer entre La Napoule et Théoule
Le GR va s'amuser à traverser les différentes vallées qui descendent vers la Méditerranée du nord au sud, concrètement il va nous faire grimper d'une crête à l'autre en redescendant chaque fois dans le fond de la vallée.
C'est ainsi que de Castellar nous repassons à moins de cent cinquante mètres à Monti, pour remonter à environ quatre cents mètres un peu plus loin et nous engager dans un petit sentier à flanc de montagne qui contourne petit à petit la pointe rocheuse à laquelle le village de Sainte-Agnès (670 m) est accolé.
Quand son clocher apparaît à contre-jour, au pied d'une falaise de plus de cent mètres, nous cheminons, accablés par la chaleur et le sac auquel nous ne sommes pas encore habitués, sur un antique chemin muletier qui nous amène, après une longue montée, au pied du village. Là nous accueillent un lavoir et son robinet d'eau bien fraîche. Un pur régal que cette eau, d'autant plus qu'en ce lundi les rares bistrots de l'endroit sont tous fermés. Visite de ce petit village provençal qui a su conserver une authenticité, toute "muséale", car sa situation en empêche l'extension.
Le panorama qui s'offre à nous de sa terrasse sud pourrait être unique - vue sur Menton, la mer, les montagnes, et parfois la Corse - s'il n'y avait, le long de la mer, l'autoroute dont le bruit de fond nous poursuit depuis le début de la journée.
Nous ressortons de Sainte-Agnès à peu près à l'endroit où nous y sommes entrés (après nous être laissés piéger par les nombreuses balises qui se croisent dans tous les sens à l'intérieur du village) : au poteau à droite dans la rue qui monte au lavoir. C'est un autre chemin muletier aux bordures et pavage rustiques qui nous emmène vers Gorbio, également érigé sur une butte, mais lui bien plus vivant car habité tout au long de l'année (école, boulangerie, alimentation générale).
Nous dressons notre tente sur une aire naturelle de camping normalement fermée jusqu'en juin et où la plupart des emplacements sont déjà occupés.
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Une " Somme " de plaisirs et de découvertes (résumé de l'article de GR-Infos No156)
Le groupe devant le château de LongLe week-end des 18, 19 et 20 mai 2002
Entre les baies de la Bresle et de l'Authie, la Picardie maritime offre beaucoup d'attraits pour les randonneurs. Des canaux et rivières paisibles, de magnifiques falaises, une flore et une faune remarquables et surtout un joyau... La large baie de la Somme, réserve de dunes et d'étangs.
C'est Patrick, un aimable et sympathique chauffeur d'Aladin qui transportera notre bonne vingtaine de randonneurs tout au long d'un week-end enchanteur. La météo nous sera très favorable : pas une goutte de pluie et un soleil qui triomphera toujours des petits nuages qui moutonnent le ciel. Dès le premier jour, plusieurs visages afficheront des couleurs allant du rose au rouge plus ou moins vif.
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Sur la piste du cerf, le plus grand ongulé sauvage de Belgique (résumé de l'article de GR-Infos No156)
En cette période de brame, attardons-nous quelques instants sur le cerf, symbole de la force et de la noblesse animale. Quel coureur des bois ne cache-t-il pas, enfoui au plus profond de lui-même, l'espoir un peu fou de rencontrer le cerf, ce génie des futaies, ce roi de la forêt, mi-bête, mi-dieu, être mythique qui frappe notre imagination.
Dans nos forêts ardennaises où la quiétude est précaire, les cerfs adoptent souvent une attitude extrêmement discrète, ne quittant les fourrés qu'à la nuit tombée pour les regagner avant l'aube. Le cerf ne se montre qu'à celui qui sait le mériter... Il est, sans conteste, le roi des animaux sauvages de notre pays. C'est le plus beau de nos grands mammifères, pouvant être à la fois créature de rêves ou fauve brutal au moment du rut. "Voyageur sans bagages", il affectionne les vastes territoires de plusieurs milliers d'hectares dans lesquels il aime varier ses habitudes. Le seigneur de la forêt est aussi le mieux armé pour déjouer les efforts du chasseur, fût-il d'images : il est en effet très difficile à approcher ! Et c'est mieux ainsi...
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Le GR 57, de Barvaux au belvédère du Hérou (résumé de l'article de GR-Infos No156)
Novices en randonnée, c'est suivant les conseils avisés de Gilles, gérant de Tra'montagne, que nous avons décidé d'entreprendre une portion du GR 57. Après l'achat du matériel de base et du précieux topo-guide, il ne restait plus qu'à choisir une date ! C'est le week-end de la Pentecôte qui remporta tous les suffrages, trois jours nous paraissant raisonnables pour une première expérience...
La vallée
Vendredi 17 mai
20 h 48, gare de Barvaux. Le temps d'ajuster nos sacs, et nous voici partis pour une courte étape. Objectif : nous mettre en jambes et surtout, nous familiariser avec le balisage. A peine l'excitation du départ passée, nous arrivons au lieu dit Belle-vue où nous optons pour la variante des dolmens. Malheureusement, nous n'aurons que très peu de temps pour les admirer car déjà le crépuscule nous surprend.
A Wenin, la nuit nous entoure complètement et, première constatation pour les débutants que nous sommes, l'achat de lampes frontales s'impose dès notre retour ! Nous faisons donc avec les moyens du bord (c'est-à-dire, une lampe de camping récalcitrante) et traversons les bois sur deux kilomètres afin de rejoindre le Refuge du Brocard (point de jonction avec le GR 57). Cette traversée nous semble interminable et la nuit, étoilée, ne nous paraît que plus belle lorsque nous débouchons sur la route. Arrivés au paisible hameau d'Eveux, nous plantons la tente et nous endormons rapidement. Il est presque minuit. Étape de onze kilomètres.
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Au pays des templiers, sur le causse du Larzac (résumé de l'article de GR-Infos No156)
En mai 2001, le nouveau topo-guide du GR 71 C-D du Larzac est enfin paru. Un heureux hasard nous le mit très rapidement entre les mains. Tout se prépara rapidement. L'itinéraire prévu fut en grande partie adapté et modifié. A peine trois semaines plus tard, nous étions sur place. En raison d'une préparation non optimale (que voulez-vous, en deux bonnes semaines !), nous avons dû adapter le programme sur place à quelques reprises. Ce qui nous a valu quelques moments agréables mais d'autres parfois moins plaisants.

Le causse du Larzac
Paysage du causseC'est le plus méridional et le plus étendu des " grands causses ". La région se divise en cinq zones séparées par des fractures orientées du sud-ouest au nord-est. Au nord et à l'est, le plateau est entouré des rivières Dourbie, Virenque et Vis. A l'ouest, les hauteurs marneuses de Saint-Affrique. Le Larzac constitue la dernière partie du Massif Central vers la mer méditerranée. Il s'étend sur plus de mille kilomètres carrés entre Millau, dans l'Aveyron, et Lodève dans l'Hérault, couvrant ainsi à lui seul plus d'un quart de la superficie des causses. Le causse du Larzac se trouve à une altitude moyenne de huit cents mètres. La végétation se compose de feuillus, chênes trapus et arbrisseaux de quelques mètres de haut. Les rares fermes, bâties en forme de " U ", doivent leur existence à l'élevage du mouton. Cette région extrêmement peu habitée fut quasi entièrement sous la houlette des Templiers. Au XIIe siècle, l'ordre des Templiers fonda une commanderie à Sainte-Eulalie-de-Cernon. Après la dissolution de l'ordre, les Hospitaliers (chevaliers de l'ordre de l'Hôpital) reprirent les possessions de l'ordre des Templiers.
Vers 1970, l'État français avait envisagé de mettre 17 000 hectares à la disposition de l'armée pour en faire un terrain d'exercices. Au cours des années de manifestations - jusque dans les rues de Paris - l'opposition des bergers et agriculteurs avait conquis la sympathie de millions de Français. Un accord fut signé pour limiter l'emprise des militaires à 6 400 hectares. Cette période demeure écrite comme " Garderem le Larzac ".
Lorsque le randonneur s'approche des lieux habités, il découvre un monde révolu : les murs et les tours de La Couver-toirade, Sainte-Eulalie-de-Cernon-, La Ca-va-lerie. Les bâtiments, aux toits couverts d'ardoises brutes, semblent issus du moyen-âge. Ajoutez-y l'hospitalité des gens du Causse : parfois un peu farouche mais toujours obligeante, d'une qualité que l'on trouve encore rarement.
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Trois jours, de la vallée de la Senne à la forêt de Soignes (résumé de l'article de GR-Infos No156)
Depuis plusieurs années déjà, " Le pays flamand de vos vacances " propose des forfaits de vacances à vélo. Nos collègues de Recreatief Fietsen ont voulu voir ce que ce concept représentait ; ils ont choisi un forfait dans une région moins connue des amoureux du vélo " Découverte de la région et plaisirs culinaires " à l'hôtel Panorama à Overijse.

Le long de la Voer, en route vers LeefdaalEn route pour trois jours à vélo en forêt de Soignes et sur le réseau du Pays de la Dyle.

Une forêt pleine de géants
Début mai, hôtel Panorama. Nous recevons immédiatement un dossier d'informations et nous décidons de parcourir la Route de la forêt de Soignes, longue de 50 km, avant de revenir souper.
La forêt de Soignes est la plus grande hêtraie de Belgique. Nous la devons au pouvoir autrichien qui planta énormément d'arbres à la fin du 18e siècle. Septante pour cent de la forêt est composée de hêtres.
Les hêtres élancés, dont le feuillage compact rend tout sous-bois impossible, donnent à la forêt en maints endroits une perspective majestueuse. Un bois peuplé de géants où nous paraissons bien insignifiants. Dans les siècles passés, c'était un terrain de chasse de choix pour les ducs et les rois, une situation d'élection pour les cloîtres et aussi parfois une cachette pour les fripouilles et les brigands.
Actuellement la forêt de Soignes est devenue un grand bois de récréation qui attire principalement de nombreux habitants de Bruxelles, tout proche. Elle offre de nombreux sentiers et drèves seulement accessibles aux promeneurs, cyclistes et cavaliers. La route de 50 kilomètres traverse sur les trois-quarts de sa longueur la forêt de Soignes, le bois des Capucins et la Warande de Tervuren. Les kilomètres restants nous mènent par Overijse et Hoeilaart.
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Revoir encore et toujours les Cévennes... (résumé de l'article de GR-Infos No156)
" Quelle autre région offre-t-elle au voyageur autant de beautés naturelles, autant de leçons de l'Histoire, et autant de chances de paix ? " André Chamson.
Massif de LozèreIl reste tant et tant de régions inexplorées, tant et tant de sentiers inconnus... Et pourtant je ne me lasse pas de vagabonder à travers le Massif Central, de retourner vers les espaces désertiques du mont Lozère, d'explorer drailles et sentes qui sillonnent les collines cévenoles... Et me reviennent les fameux vers de Lamartine, qui s'interrogeait sur son indéfectible attachement à Milly :
Objets inanimés, avez-vous donc une âme / Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?
Des explications objectives ? Oui, sans doute : splendeur des paysages ; solitude de ces vastes espaces, isolement des bourgades... Mais ne peut-on pas en dire tout autant du Lubéron, de la montagne de Lure, voire des monts d'Arrée... ? Alors ? L'essentiel serait donc ailleurs, dans des liens privilégiés, des affinités mystérieuses avec certains lieux particulièrement chers. Ce coin de France me semble rester vraiment lui-même, sauvegarder son âme austère. Résister, ne serait-ce pas la nature profonde des Cévenols ? Résistance séculaire pour façonner une terre ingrate et y survivre ; résistance farouche aux dragons de Louis XV ; à l'occupant nazi ; à l'uniformisation du modernisme... Mais c'est André Chamson, peut-être, qui fournit un élément de réponse quand il écrit, dans " L'Esprit des Cévennes " : " ... Plus que les beautés de la nature, plus que les terribles leçons de l'Histoire, ce qui s'offre à nous dans ces vallées et dans ces vallons, sur ces pentes ou sur les sommets de ces montagnes, c'est une qualité de silence, une chance de paix comme on n'en trouve presque plus jamais dans le monde où nous devons vivre. L'esprit des Cévennes ? c'est, peut-être, la conquête de cette sérénité de l'âme, à travers les tumultes de la Nature et de l'Histoire ".
Quoi qu'il en soit, c'est un fait, j'éprouve un attachement singulier pour les hautes terres arides des Causses et celles qui ceinturent le massif du mont Lozère : rude plateau granitique, labyrinthe de vallées, îlots des hameaux aux creux de l'infinie ondulation des serres... Je les ai parcourues en avril, quand l'hiver jette ses dernières colères ; et je me souviens d'un réveil inattendu à Barre des Cévennes, enseveli sous un manteau de neige. J'ai aussi admiré l'éclat printanier des genêts et la splendeur des tapis de narcisses. Je suis enfin retourné y découvrir le déclin de l'été ; alors l'automne pointe le bout du nez et colore d'or les châtaigniers...
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Dans les traces de san Gil (résumé de l'article de GR-Infos No156)
Six jours dans les Pyrénées catalanes orientales.
Le train à voie étroite de Ribes de Freder à Nuria, mille mètres plus haut, nous met tout de suite dans l'ambiance. Le convoi se hisse lentement par des failles vertigineuses, longe des cascades, enjambe des ponts séculaires, frôle des rochers à pic. En trois quarts d'heure, nous y sommes. Nous pénétrons dans la cuvette de Nuria. Les Pyrénées nous saluent...
Chamois dans les environs de Ull de TorNuria se situe dans la partie orientale des Pyrénées catalanes, juste sous les deux mille mètres, à l'ombre du Puigmal. Pour les Catalans, le lieu est empreint de légendes. Vers l'an 700, saint Gilles (San Gil, pour les Catalans) aurait vécu ici un moment en ermite. Il en eut assez, après quelques années, et aurait enterré en un endroit secret le peu de choses qu'il possédait : une casserole, un pendule, une croix et "last but not least", une effigie de la Vierge Marie qu'il avait sculptée dans le bois. Plus personne ne se serait soucié de cela si, quelques siècles plus tard, un certain Amédeus, de Dalmatie, n'avait eu une vision lui donnant mission de rechercher les objets. Le Dalmate vint donc à Nuria mais ne réussit pas à découvrir la cache. Quelques années plus tard, en 1079, les objets de Gil furent mis au jour. La nouvelle se répandit rapidement. Des pèlerins se rendirent sur place en suivant les sentiers de muletiers. Nuria grandit peu à peu jusqu'à devenir un lieu de pèlerinage consacré à Marie, avec un couvent où pouvaient séjourner les hôtes. Il ne reste rien des bâtiments d'origine qui n'ont pas résisté aux séismes et aux conflits.
Le complexe actuel est un ancien couvent au milieu duquel se dresse une église néo-romane où l'ont peut toujours admirer les reliques de Gil. La construction date de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Aujourd'hui, on y trouve de l'hébergement, un hôtel, un café, un restaurant, une boutique de souvenirs et quelques salles d'exposition. Bien qu'inaccessible en voiture, Nuria est depuis longtemps un point d'attrait touristique. Au début du XXe siècle l'endroit s'est affirmé comme une des premières stations de ski des Pyrénées espagnoles. La construction du funiculaire, en 1931, a ouvert franchement le site aux touristes. L'infrastructure s'est complétée de télécabines et d'un petit lac artificiel.
Les immeubles de Nuria, au profil ennuyeux et sans âme, ont du mal à nous séduire. C'est néanmoins un endroit idéal comme départ de randonnée. A presque deux mille mètres, facile d'accès par le train et entouré de sommets. La région manque peut-être de la grandeur et du caractère d'endroits plus renommés, comme le massif de Maladeta ou les parcs d'Ordesa et d'Aiguës Tortes, elle n'en possède pas moins tous les aspects de la haute montagne, à l'exception des glaciers ou des neiges éternelles. Les sentiers qui mènent aux sommets sont parfaitement praticables et l'hébergement ne pose aucun problème. Il y a une auberge de jeunesse à Nuria ainsi qu'à Planoles et les refuges se trouvent à des distances raisonnables les uns des autres.
En août 2001, nous avons organisé nous-mêmes une randonnée de six jours en combinant des tronçons du GR 11, du GR 11-7 et des sentiers locaux.
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Sredna gora et Rhodopes : peu connus mais authentiques (résumé de l'article de GR-Infos No156)
Randonner en Bulgarie
Rila et Pirin, bien entendu. Ces deux magnifiques massifs montagneux, entre 2000 et 3000 mètres, sont réellement prisés. Nous avons choisi, cette fois, deux régions moins connues, un peu moins élevées, un peu plus proches de la population.

Koprivschtitsa
Mosteve Skalnite: des ponts étonnantsJe n'ai plus compté le nombre d'arrêts du train entre Sofia et la gare de Koprivschtitsa. Dans le wagon, les cinq lampes encore intactes s'éteignent à nouveau. Le locomotive ne tire plus beaucoup mais poursuit à faible allure. Plus loin, revoici le courant et le train se relance péniblement.
Il est 21 heures lorsque, dans l'obscurité totale, le chef de gare nous indique le chemin. Comme par miracle, un bus attend un peu plus loin; il va nous conduire à dix kilomètres. Le chauffeur tire plus de revenus du transport des touristes vers les hôtels ou les chambres d'hôtes que de son travail de base. Après quelques marchandages, nous voilà dans une chambre proprette avec douche et toilette.
Koprivschtitsa est située à 1100 mètres d'altitude, un peu isolée dans la Sredna Gora, en Bulgarie centrale. Les habitations, aux maçonneries robustes avec de nombreuses boiseries, témoignent d'un passé opulent. Six maisons classées sont particulièrement bien conservées. Elles datent de la révolution bulgare contre les Turcs, en 1875. Le village est agréable, propose quelques belles tavernes et un joli petit marché.

Sredna Gora
Au bout de Koprivschtitsa, nous trouvons facilement le sentier balisé. Un cheval et une charrette amènent le foin fauché dans une prairie lointaine. Bogdan Hitza (hutte, refuge) a dû constituer un beau village de vacances, au temps du communisme, mais a évolué en une ruine moderne. Un des rares bâtiments toujours debout offre encore une possibilité d'hébergement.
Par une forêt de vieux chênes et les alpages, nous nous rendons au gîte Chivira, presque un immeuble, mais hélas également en ruines. Nous recevons une chambre spartiate, mais propre. Il n'y a ni repas, ni pain, ni boissons. " Pas d'argent, monsieur. " " Pas de touristes, monsieur. " Depuis l'ouverture des frontières, les touristes des pays de l'Est viennent à l'Ouest. Auparavant, beaucoup d'Allemands de l'Ouest venaient ici pour rencontrer des amis ou familles de l'Allemagne de l'Est, mais cela aussi est terminé depuis plus de dix ans. Aux endroits les plus inattendus se dressent des monuments ou souvenirs d'un passé révolu, comme ce vieux Mig près de Chivira.
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Le pays cathare... (résumé de l'article de GR-Infos No156)
À une envolée de Bruxelles
Pont à QuillanSeptembre 2001. Le climat humide et maussade m'invite à surfer sur le net. C'est ainsi qu'attiré par le site Ryanair, je décide sur-le-champ de réserver un vol pour Carcassonne au mois de mars 2002. L'aventure commence. La surprise ne sera que meilleure lorsque le prix du voyage s'affiche à 555 BEF par vol et par personne ; soit 2 220 BEF aller-retour pour deux personnes (taxes comprises). Un clic de souris et le rêve devient presque réalité, les billets d'avion sortent directement de l'imprimante.
Un mois avant le départ, la compagnie nous informe d'un changement de destination, Perpignan en lieu et place de Carcassonne, fermé pour cause de travaux. Cela n'a guère d'importance, les deux aéroports sont voisins d'une centaine de kilomètres.
A Perpignan, à une heure trente de Charleroi (baptisé pompeusement Brussels South), nous trouvons sans peine une voiture réservée... Les Pyrénées se découpent plus loin dans le ciel bleu.
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RAVeL 1 : au fil des rivières, fleuves et canaux (résumé de l'article de GR-Infos No156)
D'Armentières (France) à Maastricht (Pays-Bas) ou la traversée à vélo de la Belgique d'ouest en est
De Houplines (FR) à Tournai
Samedi 18 août 2001.
Au lever, le ciel est bleu et le soleil brille. La journée sera belle ! Nous prenons le chemin de halage bordant la Lys jusqu'à Comines. Nous rejoignons le RAVeL et longeons la Lys jusqu'à Wevelgem où nous devons toutefois la quitter pour un kilomètre environ. Nous aurons ainsi l'occasion de voir une ancienne porte en pierre (Guldenpoort) devant laquelle un couple de mariés se soumet à une séance de photos.
Ensuite nous reprenons la Lys jusqu'à Kortrijk; à douze heures trente, nous sommes attablés à une terrasse sur la place joliment rénovée. Après le pique-nique, nous rejoignons les "Broel-torens" et longeons ensuite un ancien canal pittoresque jusqu'à Bossuit. Petit crochet de cinq kilomètres environ pour passer un pont et nous retrouver sur la rive droite de l'Escaut. Nous poursuivons jusque Warcoing.
Après une petite pause, nous continuons vers Pecq où nous admirons, hors RAVeL, le château du Biez (à 2 km). Très beau château et dépendance avec porche, dans le jardin duquel se déroule le vin d'honneur à l'occasion d'un mariage. L'allée menant au porche est jalonnée de bougies au sol : c'est féérique.
Après cet agréable intermède, nous reprenons l'Escaut et poursuivons jusqu'à Esquelmes où nous visiterons la petite église romane classée, hélas trop rénovée à mon goût. Ensuite, nous reprenons le RAVeL jus-qu'à Tournai, terme de notre première étape. Souper aux chandelles, en terrasse, avec vue sur la célèbre cathédrale aux cinq clochers.

Ascenseur hydraulique sur le canal du CentreDe Tournai à Mons
Dimanche 19 août 2001.
Au cours de la première partie du parcours, le long de l'Escaut, nous verrons d'anciens fours à chaux et, au loin, le château (avec sa curieuse tourelle) des princes de Ligne à Antoing. Nous suivons ensuite le canal Pommeroeul-Antoing entre Maubraix et Callenelle. En fait, un chemin forestier avec le canal en contrebas.
Ce canal rejoint ensuite le canal Nimy-Blaton-Péronnes. Pique-nique sur l'herbe à Blaton au pied de la porte de Garde, utilisée pour empêcher des inondations lorsqu'une digue cède.
Après nous être restaurés, nous poursuivons jusqu'au Grand Large à Nimy. Nous quittons le RAVeL pour rejoindre Mons, la ville au Doudou. Le parcours entre Blaton et Mons est monotone, mais la visite de Mons est agréable. Nous visitons la place, admirons l'hôtel de ville avec la jolie statue du singe du Grand Garde et terminons par l'imposante collégiale Sainte-Waudru.
Malgré les prévisions météo pessimistes, nous n'avons essuyé que quelques gouttes tout au long de la journée et avons même bénéficié d'un ciel d'alternances avec belles éclaircies. Le vent nous gênera de temps en temps, mais restera modéré.
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Randonnée scandaleuse (résumé de l'article de GR-Infos No156)
Humeur...
Fermeture de sentiers ici, enrobements par là, nos chemins et sentiers n'arrêtent pas de souffrir. Le lecteur attentif sait peut être que le siège social de l'association se trouve dans un village hesbignon, partie de l'entité de Geer, laquelle est traversée par le GR579. Ce GR, dans cette seule commune, vient de voir plusieurs kilomètres de bons chemins campagnards irrémédiablement bétonnés au nom de ce qui est sensé être un progrès: le remembrement.
Un peu plus loin, l'assiette de l'ex-ligne 127 entre Huy et Hannut est transformée en tranchée boueuse, histoire de faire passer les lignes électriques nécessaires, paraît-il, pour l'alimentation du TGV Bruxelles-Liège en site propre. Tout cela sera recouvert en dur pour réaliser une voie que l'on qualifiera de... (devinez la couleur)... verte. Sans doute dans quelques mois notre brave RTBF pour-ra y tourner un des numéros vantant les mérites du "beau vélo de Ravel" et chanter la joie du béton retrouvé. Et tant pis pour les grincheux qui regretteront la disparition d'un des derniers couloirs de verdure dans une Hesbaye vouée à l'agriculture industrielle.
Est-ce à dire, après ces remarques acerbes, qu'il faut refuser toute intrusion de la vie économique dans le milieu naturel que privilégie le randonneur pédestre. Tel n'est pas notre propos, d'abord parce que ce n'est pas réaliste. Qui sommes-nous pour espérer pouvoir empêcher systématiquement de telles incursions, quand elles veulent privilégier le bien public? De plus, vouloir se limiter à préserver comme un sanctuaire un patrimoine qui a déjà perdu tant de son caractère sacré apparaît dans bien des cas comme un combat d'arrière-garde perdu d'avance. Ne vaut-il pas mieux être offensif plutôt que défensif? Demander des com-pensations, ou plutôt des surcom-pensations? Car que coûte potentiellement la création de nouveaux passages pédestres? Il suffit de randonner sur les sentes du Tour du Pays de Herve pour se rendre compte qu'il ne faut vraiment pas grand-chose pour faire le bonheur du piéton: un droit de passage, quelques échaliers, parfois un passage de débroussailleuse... A comparer avec le coût de 75 000 à 150 000 € par kilomètre pour l'aménagement (pas la création, non!) d'itinéraires "ravelisé" en dur. Le vrai coût ne serait pas financier. Une telle politique exigerait quelque chose de différent... de l'imagination, de la rigueur, de la réflexion, de la concertation, de la négociation... bref, pas mal de transpiration mais si peu de sous.
C'est peut-être cela le vrai problème. Randonner ne coûte vraiment rien et rapporte tellement! En termes de santé physique et psychique. En cette époque de krach boursier, de taux d'intérêt famélique, de morosité économique, où il faut courir tant pour obtenir si peu, cela en devient un vrai scandale!
Yves Pirlet.
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