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Résumés d'articles de GR Sentiers infos

Copain Goupil : renard je suis, renard je vis
(extrait de l'article de GR Sentiers infos No175)

Un " nuisible " si utile !
- "Cela suffit !" Ce cri tonna comme un avertissement sans réplique…
- "Quoi ?" répondit la Fouine surprise.
- "Eh bien, j'en ai assez, maugréa le Corbeau, cela fait maintenant plus de 300 ans que l'Homme traque et chasse sans merci mon copain de toujours. Je vais aller leur dire, moi, qu'il n'est pas ce filou et ce nuisible catalogué sans raison. Suivez-moi compagnons, l'heure de la vérité a sonné !"
Laissons l'oiseau noir s'envoler vers sa mission et préparons-lui le terrain, il lui sera d'autant plus facile de convaincre les mammifères que nous sommes, de sa bonne foi… Peut-être…?
Mais, au fait, de qui parlons-nous ? Tournons les pages du Dictionnaire de l'Académie française daté de 1694 et arrêtons-nous sur la définition suivante : "Beste puante, maligne et rusée, qui vit de rapine." Vous l'aurez sans doute compris, nous allons nous intéresser à Vulpes vulpes ou Renard roux.
Renard provient du nom du héros du Roman de Renart, œuvre littéraire du 13e siècle, qui eut un tel succès que ce nom propre remplaça le terme Goupil, dérivé de Vulpes (nom latin de l'animal).

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Marche, promenade ou randonnée ?
(extrait de l'article de GR Sentiers infos No175)

Aujourd'hui, les activités pédestres ont le vent en poupe. Leurs équipements "hi-tech" inondent les rayons de grandes surfaces et magasins spécialisés. Ils donnent le tournis : produits de plus en plus performants et prix vertigineux ! Plus question de se balader en jeans et pataugas ! De luxueux catalogues de randonnées, épais comme des bottins, proposent une foule de treks "all in". Le GR 65 vers Saint-Jacques de Compostelle est devenu un boulevard jalonné de gîtes et chambres d'hôtes. Le transport des bagages y prospère. Boum économique, la randonnée fait aussi figure de phénomène sociologique : les médias cherchent à dresser le portrait-robot de l'homo pedibus. Ils s'interrogent sur les mobiles de l'activité pédestre ; des graphiques analysent la classe sociale et la moyenne d'âge des randonneurs ; la fréquence, la longueur et la durée de leurs sorties. Quels types d'itinéraire recherchent-ils ? Quel(s) revêtement(s) préfèrent-ils fouler ?....
Mais une question plus fondamentale ne consiste-t-elle pas à définir la randonnée ? Notre revue a déjà publié quelques articles où les auteurs développaient leurs conceptions à ce sujet. Je me permets de revenir une fois encore sur ce propos pour essayer d'en préciser mon point de vue...

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Terril Albert ILettre à un ami, à l'autre bout du monde
(extrait de l'article de GR Sentiers infos No175)

Le 30 mai 2007
Mon cher Jacky,
Juste avant ton départ précipité pour l'étranger, je t'avais promis de te tenir au courant de l'évolution du projet que nous avions ébauché l'an dernier, bien avant que soit connu son tracé définitif - et donc sans avoir la possibilité de l'approfondir - de randonner, de semaine en semaine, sur le "Sentier des Terrils".
Tout heureux de t'en donner d'excellentes nouvelles, je t'écris, assis au soleil, sur un banc (mais oui !), au sommet d'un terril que je viens d'explorer en vue d'un petit "extra" éventuel pour une de nos prochaines étapes...
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Mont LozèreNeuf jours en Lozère
(extrait de l'article de GR Sentiers infos No175)

J'ai crapahuté maintes fois en Cévennes et sur les grands Causses. Je n'y ai pas épuisé les ressources "pédestres" qui s'offrent à l'amateur de grands espaces. En septembre 2006, m'y voilà de retour avec un ami pour boucler un circuit gourmand : en 9 jours, nous voulons parcourir les quatre régions majeures de la Lozère : Margeride, mont Lozère, causse de Sauveterre et Aubrac.
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Gorges de la JonteJournées d'automne sur le causse Méjean
(extrait de l'article de GR Sentiers infos No175)

Inclus en partie dans le parc national des Cévennes, le causse Méjean est peut-être (avec le causse Noir qui lui fait face au-delà des gorges de la Jonte) le plus "sauvage" des grands causses.
Très dépeuplé il y a encore quelques dizaines d'années en raison de la rudesse des conditions de vie (plateau isolé, hivers froids et surtout... rareté de l'eau, caractéristique des pays calcaires où le précieux liquide s'enfonce profondément pour former grottes et avens), il reprend lentement vie aujourd'hui, suite sans doute à l'adduction d'eau provenant des pentes de l'Aigoual ; aussi aux besoins des fromageries de Roquefort, situées quelques dizaines de kilomètres plus au sud-ouest : ce territoire ingrat est propice à l'élevage des milliers de brebis nécessaires à la production du célèbre "bleu".
Le causse Méjean est aussi l'un des fleurons de cet étonnant département de la Lozère. Nous avons eu envie de retrouver la nudité du causse en ce début d'automne 2006, alors que des randonnées "plus lointaines" nous l'avaient fait délaisser ces dernières années... Et c'est en gîtes que nous avons décidé d'entreprendre ce petit périple.
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Regards croisés sur le Chemin de Stevenson
(extrait de l'article de GR Sentiers infos No175)

Le GR 70 est sans doute, après le GR 65 vers Saint-Jacques de Compostelle, l'un des itinéraires les plus fréquentés. C'est un GR mythique pour les randonneurs qui se lancent sur les traces du célèbre écrivain écossais.
C'est aussi, entre Le Puy, plus exactement Le Monastier-sur-Gazeille, et Saint-Jean-du-Gard, un très bel itinéraire qui traverse le Velay, le Gévaudan, le mont Lozère puis les Cévennes. Cette énumération, à elle seule, est une promesse de paysages souvent grandioses, de vaste solitude, de villages préservés, de rencontres insolites… Bref, la promesse d'une randonnée mémorable.
Vous lirez, ci après, deux expériences variées sur ce GR 70 : une randonnée solitaire et intégrale ; un parcours fragmentaire et en groupe. L'un et l'autre récits vous donneront des points de vue différents… À vous de juger.

Pierres dressées* Mon chemin de Stevenson
Place Carnot à Lyon, le 14 mai 2004.
Assise sur un banc. Ici c'est déjà un peu l'été. J'attends le train pour Le Puy. Ça y est. Je suis partie seule pour cette marche que j'envisage un peu comme un apprentissage à la sagesse.
Arrivée vers 19 heures au Puy. Je me rends directement au gîte. J'y suis seule. Je me douche puis vais manger des lentilles-saucisses dans une jolie brasserie. Retour au gîte en cherchant déjà les indications du GR pour le départ de demain. Dans ma chambre bruyante, deux Allemandes s'installent et ronflent de concert. Le matin, elles s'accusent mutuellement d'avoir ronflé !

* Notre chemin de Stevenson
R.-L. Stevenson partit un beau matin, le 22 septembre 1878, du Monestier-sur-Gazeille, près du Puy-en-Velay, pour atteindre, le 04 octobre, la ville de Saint-Jean-du-Gard, près d'Alès.
Plus modestement, notre petit groupe des Compagnons randonneurs de l'Esem - Ida, Christiane, Giovanna, Paulette et Jean, Suzanne et Michel, Martine et Franz, et Claude enfin - partit de la ville de Langogne. Notre bagage ne fut pas transporté par une ânesse mais par l'auto de notre Christiane. Quant aux logements, s'ils recoupaient ceux de notre inspirateur, ils furent certainement bien plus confortables. Il est vrai que 127 ans avaient passé… Pour les paysages, qu'ils soient de Lozère, des Cévennes ou du Gard, je pense pouvoir affirmer que nous avons partagé les émerveillements de Robert-Louis dans leur totalité.
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