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Balade de 20km en Hainaut |
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Itinéraire : (0) On démarre en suivant la rue du Bosquet au-delà du carrefour avec la rue de Chièvres. L'asphalte se termine bientôt et, passé une barrière métallique, on atteint déjà la forêt domaniale de Stambruges. Nous sommes sur l'itinéraire blanc et rouge du G.R. 121, qui nous sert de fil conducteur pendant quelque temps.
Le G.R. 121 est cet itinéraire pédestre franco-belge qui relie Bruxelles à Boulogne-sur-Mer. Nous en empruntons ici le tronçon tracé entre Ath et Bon-Secours. Il est long de quelque 35 km. Il sillonne le Pays Vert, traverse la forêt de Stambruges, côtoie les marais d'Harchies avant de gagner la forêt de Bon-Secours pour franchir la frontière.
Avec les balises blanc et rouge donc, on vire bientôt à gauche ; et au Y proche, on les suit dans la branche droite. On s'enfonce ainsi dans le taillis sous futaie, où les chênes sont nombreux. On saute le ruisseau de la Fontaine Bouillante peu avant d'atteindre ladite Fontaine elle-même, juste après un petit abri rustique.
À gauche du sentier donc, voici la Fontaine Bouillante, fameuse par la sinistre légende qui s'y rattache. Le prince de Ligne était réputé pour ses nombreuses aventures galantes. D'où son surnom de " Grand Diable ". Un soir de vendredi saint, après une nuit d'amour, une de ses belles conquêtes aurait disparu avec carrosse et équipage dans les sables mouvants de la pièce d'eau. Et la légende prétend encore que chaque vendredi saint, sur le coup de minuit, une roue du carrosse émerge de l'eau…si du moins l'orage gronde. Les A.N. d'Ath y organisent chaque année une balade nocturne pour vérifier cette légende. J'y ai participé deux fois… en vain. Pas plus d'orage que de belle dame. Pas même le moindre bout d'un timon de carrosse ! Une troisième fois peut-être…
L'agréable petit chemin poursuit en sous-bois et atteint bientôt une voie plus large.
(1) On y vire à droite, toujours avec les balises blanc et rouge. On dépasse une maison forestière et, aussitôt après, une laie peu distincte à main droite. Mais 200 m plus loin environ, voici un carrefour bien marqué : on y quitte le G.R. pour suivre à droite, en oblique avant (à 2 h donc) l'itinéraire VTT vert et jaune. Les grands hêtres qui bordent cette superbe drève y dressent une nef gothique au cœur d'une lumineuse cathédrale de pins sylvestres. (Il m'est arrivé, plus d'une fois, d'y surprendre la fuite gracieuse de chevreuils.) À mi-distance, à gauche, on dépasse un sentier de promenade.
On atteint un carrefour important, équipé d'un abri et d'un coin de pique-nique. On y vire à gauche sur la première allée forestière, accessible aux cavaliers. Elle est encore bordée de hêtres majestueux. On y longe un temps un ru et puis on traverse une vieille route pavée.
(2)On poursuit en face à travers la belle hêtraie, où l'allée se rétrécit progressivement et le sous-sol sablonneux affleure sur la trace médiane. Au premier croisement, 300 m environ après la route, quart de tour à gauche sur un joli chemin qui sépare la futaie d'une pinède. 150 m plus loin, on traverse un carrefour, où l'on coupe l'itinéraire blanc et rouge du G.R.
On poursuit, en face, le sentier qui s'incurve bientôt à droite auprès d'une vétuste chapelle à N.-D. de Bon-Secours. La sente longe la lisière, et à son terme proche, on vire à gauche vers le hameau du Happart. On y entame un bref intermède asphalté.
(3) On atteint un carrefour : en face, un chemin de terre, pourvu de barrières, mène à la rue des Panneries, où l'on vire à droite. (À main gauche, on peut apercevoir les panaches de fumée du Borinage.)
Au-delà de la rue J. Lenoir, on traverse (prudemment) un croisement (on y coupe de nouveau des balises blanc et rouge) pour s'engager, en face, dans une impasse. On dépasse ainsi les dernières maisons du Happart. À son terme, la petite rue se prolonge, droit devant, par un sentier qui se faufile dans le taillis. On y dépasse une zone humide dans un sous-bois très varié, où abondent les bouleaux.
(4) Le sentier débouche sur un chemin, qu'on suit vers la gauche. Nous revoici, pour une brève compagnie, sur le G.R. 121. Le chemin devient progressivement sablonneux et assure une flânerie très confortable à travers la vaste pinède du bois de la Princesse. Passé une barrière, on débouche au coin d'une petite route ; mais on évite l'asphalte (et l'on quitte les balises blanc et rouge) en virant à droite dans un sentier qui démarre auprès d'un panneau des Eaux & Forêts. Il joint un chemin, suivi à droite, toujours à travers les pins sylvestres. On néglige bientôt un sentier à gauche ; mais peu après, quart de tour à gauche dans un chemin.
(5) À la jonction suivante, on poursuit en oblique à droite. Nous voici rapidement à un croisement : en face une barrière métallique ; mais on vire à droite. Et 100 m plus loin, on bifurque à gauche, en oblique avant (parcours VTT), dépassant ainsi une barrière métallique. Notre agréable chemin, qui traverse une pittoresque plantation de pins, bouleaux et châtaigniers, coupe deux croisements successifs.
(6) À un T, quart de tour à gauche (avec les signes rouges d'une promenade pédestre). Parcours particulièrement confortable et plaisant. On dépasse un embranchement, flanqué du poste n°3 d'un parcours Vita. On poursuit notre cheminement tranquille au long du bois du Carnoit en négligeant toute voie adjacente de droite et de gauche. On atteint ainsi une vaste aire de jeux et repos (abris, barbecue…), où une halte est bien agréable dans le sous-bois.
Peu après cette zone, passé une barrière, on franchit un carrefour.
(7) Juste après, on vire à droite, par un petit portique de bois, dans le sentier qui mène à la proche chapelle de l'Arconpuits.
La chapelle de l'Arconpuits se dresse dans un site très caractéristique. Le sous-bois, en effet, y est creusé de nombreuses et vastes dépressions, vestiges d'anciennes carrières. La chapelle elle-même n'offre rien de particulier, sinon d'être flanqué e d'un arbre bien singulier " décoré " de pendeloques hétéroclites.
Mais l'une et l'autre sont l'objet d'une histoire singulière : jadis, en cet endroit, un prêtre aurait été le témoin d'une apparition de la Vierge. Celle-ci s'étant aussitôt transformée en statue, le curé l'aurait emportée dans son église. Mais le lendemain, elle avait disparu et on la retrouva perchée sur l'arbre, un robinier faux acacia, qui fut alors dénommé " arbre-au-puits " (les vestiges d'un puits sont effectivement visibles à proximité). Le prêtre fit dès lors édifier une chapelle et l'arbre devint l'objet d'un culte car la dévotion populaire lui reconnaît le pouvoir de guérir les maladies. Les pèlerins y suspendent donc, en signe de gratitude, les pièces de vêtements qui ont été en contact avec les parties du corps guéries par cet arbre providentiel.
Après cette halte, on revient sur ses pas : passé le portique, quarts de tour à gauche, puis aussitôt à droite. On dépasse donc une barrière et le chemin débouche bientôt dans la vaste clairière de la Mer de Sable. Avant de poursuivre notre itinéraire vers la droite, on coupe le chemin perpendiculaire et l'on s'avance en oblique à gauche à travers l'arène sablonneuse, histoire de mieux découvrir ce site pittoresque.
La Mer de Sable occupe une clairière de 15 ha. C'est une réserve naturelle, classée au patrimoine de la Région wallonne pour sa valeur historique et botanique. Au XVIIIe siècle, cette partie-ci du territoire de Stambruges était couverte d'une vaste étendue de bruyères où l'on menait paître le bétail. La " mer ", en fait, était un vaste étang, qui fut seulement asséché après 1852. Le site actuel associe des buttes sableuses et des landes humides, voire marécageuses. L'itinéraire n'a-t-il pas rencontré, çà et là, des passages très fan-geux ? À quelques kilomètres seulement, les marais d'Harchies et la zone humide d'Hensies constituent des réserves naturelles réputées. Sur le plan paysager, bruyères, bouleaux et quelques rares résineux donnent à la cuvette centrale de la Mer de Sable une allure de petite fagne hennuyère.
On reprend l'itinéraire vers la droite, vers les bistrots donc. Ainsi, au-delà d'un chemin à main droite, on passe entre " La Mer de Sable " et " La Jet Set ". On néglige ensuite deux chemins qui s'écartent vers la gauche. Notre large chemin empierré dessine deux coudes à droite et puis s'incurve à gauche. Il atteint alors la jonction de la rue du Grippet et de la N.50, dite rue de Tournai. (Au coin, le " Bouquet provençal " offre un snack accueillant pour les randonneurs.)
Arrêt casse-croûte ou non, on suit la rue de Tournai vers la droite. Juste au-delà du " Bouquet provençal ", on traverse la chaussée. En face, on enfile le sentier qui se glisse dans le taillis. Au Y proche, on suit la branche de droite dans le sous-bois, où abondent les bouleaux. On débouche ainsi sur l'asphalte auprès du hameau du Petit Coron.
(8) Quart de tour à gauche sur la petite route. Elle s'incurve à droite à hauteur de l'excavation d'une ancienne carrière et atteint bientôt le carrefour du Mont des Chèvres. On le traverse pour suivre, en oblique à gauche, la rue d'Harchies. Avec elle, on dépasse un home et puis on longe la vaste dépression d'une nouvelle sablonnière.
À l'embranchement suivant, on vire à droite vers un camping. On dépasse, à main droite, la rue des Roches Rouges. Notre petite route (c'est aussi la rue des Roches Rouges) s'incurve à droite, mais on la quitte alors vers la gauche pour la rue de la Sablière. À peine entamée, on la délaisse aussi dans son coude à gauche. On file droit devant dans un sentier creux buissonnier.
(9) À l'embranchement suivant, on peut virer à gauche pour gagner, à 300 m, le " Relais du Fayt ", maison des A.N. d'Ath, autre halte possible pour le casse-croûte. Sinon, on poursuit, dans l'axe du clocher de Grandglise, le chemin herbeux qui mène au canal Ath - Blaton. On s'engage alors, vers la droite, sur le chemin de halage, qui passe aussitôt sous le pont de la N.50.
Et l'on entame un cheminement paisible et plaisant, au bord de l'eau. La voie herbeuse dessine une boucle pour contourner l'écluse n°9 et, peu après, on laisse un sentier s'écarter à droite vers le cimetière de Grandglise. À quelques centaines de mètres de là, à l'entrée de Stambruges, quarts de tour à gauche pour passer le pont et puis à droite pour reprendre le chemin de halage sur l'autre rive. On dépasse ainsi l'écluse n°10. L'asphalte ne dure guère et l'on poursuit notre agréable cheminement au bord du canal, qui contourne Stambruges. On dépasse les vestiges d'une briqueterie peu avant de passer sous le pont du Calvaire (doit-il son nom à l'oratoire dressé sur le petit tertre de la rive opposée ?)
(10) Revoici la forêt, où nous avons caracolé en matinée, tandis qu'on finit de dépasser Stambruges, dont un beau domaine semé d'étangs. Ainsi on retrouve progressivement la solitude dans la compagnie de l'eau et le voisinage forestier.
Environ 1300 m au-delà du pont, le canal s'incurve légèrement vers la droite. Et voici bientôt, sur la rive boisée, un signal destiné à la batellerie (croisement interdit sur 170 m).
(11) À cet endroit, deux possibilités s'offrent à nous :
A Un raccourci de 3 km (itinéraire de 17 km) permet de regagner le terminus en poursuivant le chemin de halage. Parcours toujours paisible, seulement troublé par la circulation routière de la route Stambruges - Belœil. Le talus forestier, hérissé quelquefois d'affleurements rocheux, dresse, çà et là, quelques arbres majestueux.
Progressivement on quitte le voisinage de la grande forêt domaniale et l'on atteint les premières maisons des Ecacheries à la hauteur des vestiges d'un pont. On y retrouve aussi le balisage blanc et rouge du G.R. 121 : c'est le point de jonction avec l'itinéraire complet.
150 m plus loin, quarts de tour à droite pour passer le pont sur le canal, et à droite encore pour longer la rive opposée. Au terme de ce chemin, on vire à gauche dans la rue de Chièvres. En 200 m environ, elle rejoint la rue du Bosquet, au carrefour de notre départ matinal.
B L'itinéraire complet (20 km) quitte le chemin de halage par le plan incliné qui grimpe à gauche en face du signal de batellerie. On atteint aussitôt la route Belœil - Stambruges et on la traverse auprès d'un café. En face, un large chemin longe les installations sportives de l'U.S. Belstam et mène vers la lisière de la forêt.
On dépasse alors une barrière métallique pour emprunter l'allée rectiligne qui sépare le bois de la Berlière, à gauche, de la forêt de Belœil. On chemine ainsi tranquillement entre les conifères et la futaie où dominent les chênes. On maintient notre direction, indifférents à toutes les voies de traverse, dont l'itinéraire du G.R. 121, croisé presque au terme de cette longue ligne droite.
(12) On débouche alors sur la Grande Avenue, où l'on vire vers la droite. Et on la suit pendant environ 1 km, dans l'axe des jardins et du château de Belœil, que l'on découvre progressivement.
Le domaine de Belœil est l'un des hauts lieux de l'architecture classique en Belgique. Son histoire est indissociable de la famille des princes de Ligne, établie à Belœil dès le XIe siècle, mais définitivement à partir de 1394. Le château actuel résulte des transformations successives apportées au manoir primitif. Il conserve la forme trapézoïdale et les massives tours d'angle du XVe siècle ; mais ce sont les aménagements du début du XVIIIe qui lui ont donné sa majesté classique. Belœil doit surtout sa réputation aux superbes jardins, où canaux, pièces d'eau et charmilles composent les jardins français qui ont mérité le surnom flatteur de " petit Versailles ".
Le prince Claude-Lamoral II fut le grand artisan de cette réalisation. Quant à son fils Charles-Joseph (1735-1814), il est surtout célèbre pour son brillant esprit, digne de ses contemporains, les philosophes du XVIIIe. Il entrera d'ailleurs dans la postérité pour ses talents littéraires.
On a tout le loisir d'admirer la belle perspective du domaine en parcourant la Grande Avenue vers la Canarderie. Mais juste avant cette pièce d'eau, on jette un dernier coup d'œil à ce domaine prestigieux, puis on vire à droite dans une longue allée. Ce chemin rectiligne nous promène à travers la forêt de Belœil. On le suit sur un " gros " kilomètre.
(13) Juste après une pièce d'eau (à main droite), on atteint une voie transversale suivie par le G.R. 121. On vire alors à gauche en suivant les marques blanc et rouge. Un court tronçon forestier encore, parmi les mélèzes et l'on débouche aux premières maisons des Ecacheries. Au-delà de la route Belœil - Stambruges, on s'engage dans la rue Robert Dremière, qu'on suit encore au-delà de la rue du Planti. On retrouve ainsi la rive du canal, point de jonction avec l'itinéraire abrégé. On termine alors de concert vers la gauche pour aller rejoindre le terminus de cette randonnée très forestière.
Jean-Marie Maquet - Papignies.
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