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À saute-mouton dans les cuestas [1] gaumaises ou au pays des cigales !

En résumé

Distance : 18,3 (23 km ou 33,8 km)
Torgny, Montquintin, Couvreux, Écouviez (Thonne-la-Long, Avioth...)
 
Cette randonnée emprunte en partie le tracé du futur GR 129. Si celui-ci n'est encore qu'à l'état de projet, vous n'en cheminerez pas moins, en toute sécurité, dans une des plus belles régions de la province de Luxembourg, à cheval sur la frontière franco-belge. Avioth et sa célèbre « Recevresse » n'étant qu'à un saut de Torgny, nous avons agencé la balade de façon que vous puissiez soit admirer à distance cette imposante basilique en plein champ, soit la visiter en randonnant. De plus, comme Torgny est le village le plus méridional de Belgique, donc assez éloigné pour la plupart d'entre nous, nous avons pensé que vous seriez peut-être tentés de lui consacrer un week-end entier. Dans ce cas probable, ce descriptif vous permettra de réaliser deux boucles plutôt qu'une très longue randonnée.

Point de départ : le parking situé derrière l'église de Torgny (carte Michelin 534, Belgique Sud, pli R/25).
Torgny est la localité la plus éloignée de la capitale fédérale. Ce gros bourg à l'allure provençale est réputé pour son microclimat exceptionnellement chaud et sec qui permet la culture de la vigne. Il est aussi, depuis quelques années, classé parmi les plus beaux villages de Wallonie.

Accès : pour Torgny : via l'autoroute E25-E411. À la sortie 29, direction Habay – Étalle – Virton. Éviter Virton-centre et, à Dampicourt, suivre la route de Montmédy (N871) jusqu'à Lamorteau, où vous obliquez vers Torgny. Pour Avioth : à Dampicourt, prendre la direction Florenville – Orval (N88) jusqu'à Houdrigny, puis poursuivre en direction de Thonne-la-Long et Avioth sur la N886.

Itinéraire : (D/A) Dos au portail de l'église de Torgny, vous traversez la place Albert Paul, descendez la rue de l'Ermitage, obliquez brièvement vers la gauche, dans la rue Jean, pour prendre, à droite, une ruelle pavée en pente qui aboutit, elle aussi, dans la rue Jean. Quelques mètres vers la droite, puis l'itinéraire remonte jusqu'à la placette au milieu de laquelle s'élèvent un splendide lavoir et une belle croix primitive en pierre.

Remarquez, gravée sur le linteau de la porte d'entrée de nombreuses maisons anciennes, l'année de construction avec, au milieu des chiffres, une étoile ou une roue – soleil. Ces ravissantes maisons en pierre ocre semblent pour la plupart avoir été construites entre la fin du 18e siècle et la première moitié du 19e. Avec leurs toitures de tuiles canal ou romaines, elles constituent un ensemble architectural très homogène et tout à fait inattendu en Belgique.

La montée se poursuit au-delà du lavoir vers la gauche jusqu'à la rue Cavé qui, elle, s'élève vers la droite. Au T, à la hauteur de la croix Labore, l'itinéraire s'engage vers la droite dans le chemin de la Montagne qui quitte l'agglomération.

Torgny est entouré de huit croix censées protéger le petit bourg de l'emprise du Malin. À gauche, les vignobles de Torgny, tout aussi uniques et insolites.

En remontant vers la droite à la bifurcation suivante, et en dépassant deux énormes barriques transformées en cabanes (hélas, complètement délabrées), vous longez la réserve naturelle de Torgny.

Belle vue à droite vers Vélosnes et les toits orange de Torgny. La réserve protège la seule pelouse calcaire qui subsiste en Lorraine belge. Elle est célèbre, entre autres, pour ses orchidées et ses insectes (cigales, mantes religieuses, papillons demi-deuil…)

Peu avant la chapelle de N.-D. de Luxembourg à droite, votre route se scinde en deux. Vous dirigez vos pas vers la gauche en côtoyant la réserve. Le chemin est interdit à la circulation « excepté usage agricole et forestier ».

Cette chapelle de l'Ermitage est dédiée à N.- D. de Luxembourg, dont le culte remonterait au lendemain de la Grande Peste de 1636, pendant laquelle le village perdit les deux tiers de ses habitants. Des deux côtés de l'entrée, des percements ellipsoïdaux permettaient jadis aux lépreux et aux scrofuleux d'assister aux offices. Le site est classé.

Même en sous-bois, l'étroite voie rurale reste en lisière. Arrivés à une bifurcation, vous obliquez vers la droite sur un chemin de terre, lui aussi presque en bordure de la futaie. Peu avant la corne du bois, il vire à angle aigu vers la gauche et dévale jusqu'à une bifurcation où il continue vers la gauche. La pente du chemin rocailleux s'accentue. Cavité rocheuse à gauche. Vous le quittez quand il débouche dans des praires où vous empruntez, vers la gauche, la petite route champêtre qui rejoint Lamorteau.

Au loin sur l'autre versant de la vallée, dans le prolongement de votre descente, la butte de Montquintin attend votre passage. Plus vers la droite, l'omniprésente usine de cellulose de Dampicourt. Dommage qu'elle n'ait pas fait l'objet d'une intégration plus discrète dans ce paysage grandiose !

La rue de la Ruelle vous fait entrer dans la Grand-Rue (abribus en face) de Lamorteau (1) – 4,6 km.

Quart de tour à gauche, puis à droite, vers l'église du village à la belle pierre ocre.

Petite aire de pique-nique en face. Dommage que le « Café des six Roses » un peu plus loin à droite soit fermé depuis un certain temps… avec un nom aussi suggestif ! Ils deviennent, en effet, bien rares ces estaminets de village où le randonneur aimait souffler !

Le Ton traversé, vous rejoignez, droit devant vous, la N871, que vous suivez vers la gauche en direction de Montmédy. Quelque 700 mètres plus loin, au premier embranchement à droite, le chemin des Morts (!) vous invite à gravir la butte de Montquintin. Cette longue et, au début, raide grimpée (environ deux kilomètres) découvre progressivement un paysage superbe. À son terme, Montquintin (2) – 2,8 km.

Dans le village, la rue de France vous entraîne dans la rue du Château fort, puis en direction de Virton. Prenez cependant la peine de flâner aux alentours des ruines du château et sur la place Mgr de Hontheim.

Dans l'espace situé en face de la rue du Château fort : pompe ancienne (banc + poubelle). Près de l'église, le beau bâtiment rénové de la ferme de la Dîme a été transformé en musée de la vie paysanne [2]. Ses murs en calcaire bajocien, sensible au gel, nécessitent un enduit de chaux et ses ouvertures sont soulignées d'un badigeon coloré. Le château des comtes de Chiny, construit entre le 11e et le 12e siècles, a subi de nombreux assauts et modifications. Il sera incendié en 1931. L'église Saint-Quentin est datée du 12e siècle. Du cimetière qui l'entoure, à 324 mètres d'altitude, se déploie un panorama très étendu couvrant une bonne partie de la Gaume méridionale.

Après la première ligne droite dans la descente sur la route de Virton, la randonnée emprunte la voie qui, vers la gauche, dépasse une croix avec aire de pique-nique et dévale peu après à travers les prairies.

Croix du Haut des Termes ou croix des Déserteurs : en 1870, lors de la guerre franco-prussienne, l'armée belge avait disposé un corps d'observation le long de la frontière. Sa mission était de recueillir et de désarmer les déserteurs des deux camps belligérants.

Cette piste qui, dans les pâtures, longe d'abord une haie vive, puis passe à droite d'un tourniquet condamné, est appelée « le chemin de la messe ». Avant la construction de l'église de Couvreux, c'était la voie que suivaient les habitants du village pour assister à l'office dominical à Montquintin.Il vous permet de franchir le pont sur le ruisseau de Couvreux et, par la rue du Fauchois, d'atteindre la jolie église de Couvreux, aux tons ocre (3) – 1,2 km.

À l'Y suivant, vous entamez la remontée en direction des bois via la voie agricole de la rue des Pignons. Elle vous conduit, en pente pas trop raide, à travers les herbages. Un replat auquel succède un T et vous virez vers la gauche. Ce chemin transversal marque la frontière avec la France.

Vous atteignez bientôt la lisière du bois. À cet endroit, la déclivité s'accentue brièvement, puis la piste dessine un coude vers la gauche. Elle pénètre dans le bois Là-Haut (4) – 1,7 km.

Attention ! À cet endroit peut s'insérer une boucle relativement courte, « la boucle de Thonne-la-Long », qui permet d'apercevoir la basilique d'Avioth. Voir annexe 1 à la fin du descriptif.

À son entrée en sous-bois, la piste frontière s'élargit en empierré ; il côtoie d'abord une clairière plantée de jeunes feuillus, puis, peu après, zigzague en légère descente, dépassant, à gauche, la ferme de la Guinguette pour finalement aboutir à une bifurcation.

Comme son nom l'indique, cette ferme était jadis un établissement avec guinguette où les frontaliers venaient danser et boire. De toute évidence, ils devaient aussi se livrer à une intense activité de contrebande, à en juger par le nombre de postes de douane que la carte de la région renseigne encore.

Vous y virez vers la droite dans un large chemin de terre qui vous amène à une grande croix de bois plantée, sur la frontière, à la croisée de plusieurs chemins.

La croix Sainte-Reine repère le carrefour des chemins de Couvreux, Petit-Verneuil, Écouviez et Thonne-la-Long. Il est probable qu'elle ait été dressée par les pèlerins d'Écouviez se rendant à Avioth ou à Saint-Walfroy. On trouve aussi l'appellation croix Syndrène, d'un mot grec signifiant « carrefour de routes ».

La balade se poursuit dans le premier sentier qui s'embranche, en descendant vers la gauche, peu avant la croix. Ce bon sentier bien marqué va s'étirer presque en droite ligne. Vous ne tenez donc aucun compte des pistes adjacentes. S'élargissant, il devient bientôt un beau chemin forestier. Arrivée en lisière, cette large voie carrossable poursuit sa course en longeant, à gauche, des pâturages qui s'inclinent vers le vallon du ruisseau de Couvreux. À droite, les bois. Au loin, dans le fond du paysage, la vallée transversale du Ton. À votre gauche, la croupe de Montquintin.

Les bois s'éloignent à droite, le large chemin de sable et de gravier jaunâtre traverse une zone où se mêlent prés, haies buissonnantes, broussailles et boqueteaux. Écouviez se découvre en face et vous arrivez, toujours en droite ligne, à l'église du bourg. Écouviez (5) – 4,2 km.

Dans la rue principale du village, la randonnée passe entre l'église et la mairie, dessine un coude vers la droite, ignore une passerelle sur le ruisseau de Couvreux et emprunte, vers la droite, la Grand-Rue transversale, où se dresse bientôt un curieux monument aux morts, au poilu bleu roi.

À cet endroit, vous traversez en biais la D981, assez animée, pour vous retrouver devant les bâtiments de l'ancienne gare (transformée en restaurant). Une large allée asphaltée s'engage vers la droite, parallèle à la route de Montmédy. Peu après un dépôt-vente de caravanes, mobile homes…, elle est relayée par un large empierré.

Un pont enjambe la Chiers peu après son confluent avec le Ton. Suivent deux bifurcations successives : chaque fois, vous choisissez la branche de gauche. À la seconde, le chemin se couvre d'herbes et devient quelque peu rocailleux. Il côtoie bientôt une voie de chemin de fer. Un peu plus loin, il plonge dans une prairie, en contrebas à gauche, qu'il traverse jusqu'à une clôture. Quelques dizaines de mètres vers la droite, et il rejoint un sentier transversal, que vous empruntez vers la gauche (vers la droite, il se heurte à un passage à niveau non gardé).

Vous suivez ce chemin en longeant la clôture vers la gauche. Restez parallèle à celle-ci quand elle fait un coude vers la droite. Vous progressez ainsi à travers la pâture, le long de saules têtards séculaires. Au bout de la clôture, vous restez dans l'axe, dépassez un boqueteau buissonnant par la droite et aboutissez sur la route Vélosnes – Torgny à hauteur du pont sur la Chiers (6) – 3,8 km.

 

Variante : si, par exemple par temps de pluie prolongée, la prairie de la vallée devenait impraticable, vous pouvez choisir de suivre le sentier vers la droite, de traverser le passage à niveau et de remonter vers l'église de Vélosnes. Vous dépassez celle-ci et continuez dans l'axe. Vous tombez bientôt sur la route qui rejoint Torgny. Jusqu'au pont sur la Chiers, la distance est à peu près la même que pour l'itinéraire qui parcourt les pâtures du fond de la vallée.

L'itinéraire franchit le pont et entre dans Torgny par la rue Grande. Après un terrain de football à gauche et une croix métallique à droite, vous regagnez la petite place triangulaire du lavoir et, par la rue Escofiette, arrivez dans la rue de l'Ermitage. La rue Derrière l'Église vous ramène à votre parking de départ, à proximité de l'église de Torgny (D/A) – 0,9 km.

Annexes :

Boucle de Thonne-la-Long (4,7 km)

Dans le bois Là-Haut (4) – Au coude de cette voie agricole, vous ne pénétrez pas dans le bois Là-Haut, mais continuez droit devant vous sur le chemin herbeux qui longe la clôture des prairies en lisière du bois. Un superbe panorama s'étend bientôt à votre droite. Il couvre toute la cuvette de la vallée de la Thonne. Votre course néglige tous les coupe-feu et chemins qui sortent du bois. La bonne voie (terre et herbe) en balcon vous guide fidèlement entre l'orée du bois et la lisière des prés. Vous découvrez bientôt le village de Thonne-la-Long. Un peu plus loin s'élèvent les deux clochers de la basilique d'Avioth (voir l'annotation au point repère (11), ci-dessous).

Le chemin, élargi en empierré carrossable, se prolonge au-delà du bois (hangars d'une exploitation agricole à droite) et, en descente, finit par atteindre la rue du Village, derrière l'église de Thonne-la-Long (7) – 2,1 km.

Ignorant la ruelle des Gendarmes qui, presque en face, rejoint l'église, la randonnée se poursuit, vers la droite, sur l'asphalte de cette rue du village et atteint bientôt un carrefour. Une rue remonte de l'arrière gauche à angle aigu ; une autre arrive à angle droit de la gauche. Vous continuez la montée dans l'axe de votre marche (vous êtes à la hauteur des maisons 3 et 1).

Au-delà des dernières maisons du village, c'est une voie interdite à la circulation « sauf riverains » qui prend le relais. Elle sinue bientôt en pente ascendante douce, à travers la campagne. Puis la montée se fait un peu plus raide. « À la Voie Romaine » (8) – 2,1 km.

En remontant la voie romaine vers la droite (poteau repère), c'est-à-dire en longeant la frontière (et sans redescendre vers Couvreux), vous regagnez l'entrée du bois Là-Haut, au coude décrit ci-dessus : dans le bois Là-Haut (4) – 0,5 km.

Boucle d'Avioth (15,5 km)

Si vous avez vraiment le courage de parcourir plus de 30 kilomètres, vous pouvez, bien sûr, enchaîner avec la boucle suivante ! Le mieux serait, naturellement, de consacrer deux jours à ce beau pays. Je vous suggère de débuter cette deuxième balade soit à Avioth, soit à Thonne-la-Long et de suivre les points repères en séquence.

Les deux premiers kilomètres étant communs avec la boucle de Thonne-la-Long,reportez-vous, pour le descriptif, aux deux premiers paragraphes ci-dessus. Depuis « Dans le bois Là-Haut (4) (…) jusqu'à (…) derrière l'église de Thonne-la-Long (7) – 2,1 km.

Quelques mètres vers la gauche. Une fois la ruelle des Gendarmes (qui, à droite, aboutit à l'église) dépassée, vous gravissez la première rue à votre gauche. Ce raidillon, d'un peu plus de 900 mètres et dont le goudron disparaît rapidement, vous fait regagner la même altitude que le bois Là-Haut, sur le versant de la vallée que vous venez de dégringoler ! Ferme de Saint-Valéry (9) – 1 km.

Quart de tour à droite avant les bâtiments de la ferme. Vous suivez fidèlement un empierré, sorte de mezzanine découvrant toute l'étendue de la vallée jusqu'à Avioth, qui se met à descendre lentement dans la vallée de Verneuil-Petit. Il aboutit à une aire de pique-nique où le coupe la D198, Verneuil-Petit – Thonne-la-Long. D198 (10) – 1,2 km.

Une piste de terre et d'herbe grimpe alors, dans le prolongement de votre itinéraire, le versant opposé de la vallée, s'insinuant entre la clôture d'une prairie à gauche et une haie buissonnante à droite. Vous rejoignez une large piste de terre que vous remontez vers la droite. Brève grimpée et votre course entre en sous-bois. Puis, prairies à gauche, conifères à droite. Ignorer un chemin qui démarre vers la droite.

Au sommet de la butte, qui culmine à 330 mètres et où un blockhaus émerge vers la gauche, le large chemin caillouteux s'étire à travers champs et prairies. Vous dépassez l'ouvrage militaire de gauche ; les trois coupoles métalliques d'un autre pointent à droite.

À un carrefour de pistes, au milieu des champs, se dresse bientôt une belle croix près de deux jeunes hêtres et devant trois bancs en blocs de pierre. La descente vers Avioth commence sur le chemin qui dévale vers la droite entre champs et prairies, puis en sous-bois. De la lisière du bois à gauche, vous entrapercevez les deux flèches de l'imposante basilique d'Avioth toute proche. La large piste de terre débouche peu après dans les pâtures, puis, joignant la D110, vous conduit tout droit dans le village. Sur l'autre rive de la Thonne, vous ignorez la route de Thonne-la-Long et, quittant celle d'Orval presque aussitôt, vous montez la rue qui aboutit à l'église d'Avioth (11) – 3,8 km.

Dans un paysage de prés et d'étangs, le village d'Avioth abrite la basilique Notre-Dame, véritable « cathédrale des champs », qui fait l'objet d'un grand pèlerinage depuis 800 ans. À l'origine, des bergers auraient découvert une statue miraculeuse de la Vierge, ce qui entraîna la construction, au 12e siècle, d'une première église romane. La vision de cet immense et majestueux monument isolé dans la campagne est proprement saisissante, surtout quand on l'aborde en randonnant. La façade sud présente un chef-d'œuvre unique : un superbe petit monument, de style gothique flamboyant, appelé « Recevresse ». Destiné à recevoir les offrandes des pèlerins, on y déposait aussi les enfants mort-nés. Car, selon la croyance populaire en certaines provinces, le répit était, chez un enfant mort-né, un retour temporaire à la vie, le temps de lui conférer le baptême avant la mort définitive.

Tournant le dos à la basilique et à la « Recevresse », vous remontez la place de l'église vers la gauche.

Dans la rue de l'Abbé Delhotel, à la hauteur de la maison nº 20, une rue part vers la gauche. Vous la suivez en montant (et en passant devant la propriété nº 4). Elle quitte bientôt le village, dépasse le cimetière et, à l'entrée du bois de Narméchamp, devient le chemin des Romains (toponyme IGN).

Vous marchez maintenant sur une large allée de terre cailloutée sans tenir compte des voies adjacentes. À droite, dans une entrée de chemin, une croix de pierre ancienne (elle fut érigée à la mémoire d'un bûcheron mort à cet endroit). Après une cabane enfouie dans les bois à gauche, votre piste s'abaisse, se poursuit à plat, dessine un S, puis se met à remonter en douceur. Elle se rapproche bientôt très fort de la lisière d'un champ, à gauche, en redescendant.

Attention !Arrivés à un panneau d'interdiction de circuler pour les plus de 3,5 tonnes, avec les avertissements « par forte pluie et dégel » et « débardage interdit et réglementé en permanence » (panneaux placés à contresens de votre marche), vous vous dirigez vers la droite dans un large chemin de terre carrossable qui débouche bientôt dans une zone de champs. Bref « gauche-droite » en suivant la lisière. À votre droite, la vallée de la Thonne. La piste de terre traverse une langue boisée, s'engage à travers champs et prairies et sinue vers la vallée de la Thonne. Nouveau « gauche-droite » et elle atteint la D198 (Avioth – Thonne-la-Longue). Vous suivez celle-ci vers la gauche.

Juste après une borne routière blanc et jaune (marquée du chiffre 2) et avant un virage vers la droite, votre boucle s'engage dans le chemin qui vire à gauche. Petite aire de pique-nique à droite. À la première bifurcation, vous continuez tout droit sur un large chemin de terre et d'herbe. À l'embranchement suivant, optez pour la branche droite qui dessine bientôt un coude vers la droite et rejoint le village de Thonne-la-Long.

Suivez enfin la rive droite du ruisseau sur quelques dizaines de mètres et traversez la passerelle de béton. Le chemin débouche sur la route près de la mairie et d'un monument, à la mémoire de la famille Le Paute qui s'est « illustrée dans les sciences et l'horlogerie ». Par la rue Le Paute, en face, vous gagnez une rue parallèle à la D198 que vous suivez, vers la gauche, jusqu'à l'entrée de la ruelle des Gendarmes, qui aboutit derrière l'église de Thonne-la-Long (7) – 4,8 km.

Ignorant cette ruelle des Gendarmes, la randonnée se poursuit droit devant et atteint bientôt un carrefour de rues. Une rue remonte de l'arrière gauche à angle aigu, une autre part à angle droit vers la gauche. Vous continuez la montée dans l'axe de votre marche (vous êtes à hauteur des maisons 3 et 1).

Au-delà des dernières maisons du village, c'est une voie interdite à la circulation « sauf riverains » qui prend le relais. Elle sinue, bientôt en pente ascendante douce, à travers la campagne. Puis la montée se fait un peu plus raide. À la Voie Romaine (8) – 2,1 km.

En remontant la voie romaine vers la droite (poteau repère), c'est-à-dire en longeant la frontière (et sans redescendre vers Couvreux), vous regagnez l'entrée du bois Là-Haut, au coude décrit ci-dessus. Dans le Bois Là-Haut (4) – 0,5 km.

Léon et Annie Lambiet
Article paru dans la revue GR Sentiers infos No 180

Renseignements utiles

Cartographie et documentation :

Où se désaltérer et se restaurer : Une brasserie-restaurant et un hôtel-restaurant à Torgny. Un restaurant à Écouviez. À Dampicourt, 2 bowlings-restauration. Rien à Avioth. Florenville, Orval et Virton, toutes proches, offrent, bien sûr, un choix beaucoup plus étendu à cet égard.

Infos touristiques : S.I. Le Méridional : place Albert Paul, 6 – 6767 Torgny – Tél. 063 57 83 81 – www.torgny.be



[1] Terme géographique qui désigne des côtes, des collines orientées d'est en ouest.

[2] Ouvert en saison de 14 à 18 heures. Pour les visites guidées, s'adresser au préalable au musée Gaumais de Virton.

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